10 mars 2008

Représentativité syndicale (comment le MEDEF réenchante le monde)

Parisot C'est la crise la plus importante qu'une organisation patronale ait eu à connaître.

Campant sur ses positions vis à vis des syndicats de salariés, le Medef a, jusqu'à présent, refusé d'inclure dans les discussions sur la représentativité le financement patronal.
Cependant, la délégation patronale aurait récemment assuré aux syndicats que si des règles étaient définies pour ces derniers, "elles seraient aussi appliquées aux organisations patronales". Et l'UPA (artisans) a rappelé mardi avoir demandé "que les questions touchant à la représentativité et au mode de financement des organisations patronales soient abordées" dans la négociation.

Pour ceux qui n'auraient pas suivi le feuilleton : "Denis Gautier-Sauvagnac (ex président de l'UIMM) affirme que Laurence Parisot avait connaissance des retraits d'argent liquide de la métallurgie avant l'été 2007. L'intéressée porte plainte pour diffamation.

C'est à notre sens extrêmement grave. C'est Libération qui nous l'explique : "18,9 millions d’euros de retraits en liquide opérés par Denis Gautier-Sauvagnac entre 2000 et 2007 ?

Un document publié ce week-end sur le site Internet de l’Humanité apporte un éclairage intéressant. Il s’agit d’une note estampillée «strictement confidentiel» et datée du 18 février 1972. Elle s’intitule «argumentaire sur l’action d’entraide face aux conflits sociaux». Elle a servi de cadre pour créer l’Epim (caisse d’entraide professionnelle des industries de la métallurgie), la fameuse «caisse noire» de l’UIMM dont la valorisation est estimée aujourd’hui à 617 millions d’euros.

Les intérêts de ce capital judicieusement placé ont permis aux dirigeants de la fédération patronale de la métallurgie d’opérer des retraits à hauteur de 3 millions d’euros par an.  Le but de cette caisse antigrève était clair : indemniser les patrons pour qu’ils restent fermes face aux revendications syndicales en cas de conflit social. Pour tenter de convaincre ses adhérents de verser cette cotisation supplémentaire, l’UIMM faisait valoir que «même une entreprise qui a rarement une grève trouvera sa gestion compromise si une autre cède devant la grève en accordant 3 % de salaire en plus"

Parisot_dgs Les Echos de leur côté nous expliquent "Laurence Parisot et Denis Gautier-Sauvagnac, qui s'étaient évertués à afficher durant plus de deux ans une prétendue entente cordiale dans la conduite du Medef, se sont livrés à une bagarre d'une rare violence ce week-end, par médias interposés. A propos, toujours, des 19 millions d'euros retirés en liquide par l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), entre 2000 et 2007, et dont la justice cherche à établir les bénéficiaires ... / ... "

En fait, le bruit court  que l'UIMM aurait (entre autre) financé le groupuscule d'extrême droite GUD, connu pour ses méthodes musclées. Le GUD est aujourd'hui soupçonné d'avoir assuré le service d'ordre de Valéry Giscard d'Estaing pour la campagne présidentielle de 1974, sur des fonds fournis par l'UIMM.

Démocratie & Socialisme le mouvement de Gérard FILOCHE interprète les discussions sur la représentativité de la façon suivante : "Ainsi, on a vu apparaître l’idée d’une mise sous tutelle des finances des organisations syndicales. L’arrogance du patronat n’a ainsi aucune limite : pris la main dans le sac par la découverte d’une caisse noire au sein de la principale organisation patronale, l’UIMM, ses responsables, auxquels une quarantaine de députés de droite ont emboîté le pas en déposant une proposition de loin dans ce sens, ont immédiatement expliqué qu’il fallait " faire la clarté " sur les comptes des syndicats de salariés !

En gros : je vole, donc il faut contrôler mon voisin !  Derrière le rideau de fumée qui vise à masquer les pratiques crapuleuses des responsables patronaux, se trouve aussi l’idée d’une représentativité fondée sur le nombre d’adhérents des organisations. Cette façon de tourner le dos à une réalité syndicale bien française, la démocratie sociale représentative, fondée sur l’élection directe de représentants des salariés, est aussi une façon de légitimer le discours de la droite qui explique que les syndicats ne représentent " que " 8% des salariés, ce qui est le chiffre du nombre d’adhérents ... / ..."

On est en droit, lorsqu'on voit évoluer le climat entre MEDEF et UIMM (qui rappelons le ne sont pas deux syndicats concurrents puisque l'UIMM est la plus puissante fédération du MEDF) de se demander quelle légitimité possède le MEDEF pour négocier des réformes cruciales pour l'avenir des salariés.

Xavier BERTRAND ministre du travail on se limite à évoquer une future loi sur la certification des comptes des organisations patronales et syndicales aiderait à ne "plus jamais constater (le) type de dérives" de l'affaire de l'UIMM ce qui indique que le gouvernement ne prendra dans l'immédiat aucune position sur le sujet.

Exemplarité et transparence nous répète t-on systématiquement. Les français souhaiteraient que ce soit réellement le cas. Ils souhaiteraient aussi qu'une pose soit instituée dans les réformes du marché du travail pendant laquelle les représentants du MEDEF et sa branche feraient le ménage. Il en va de la crédibilité des organismes paritaires et des accords à venir.

Sources crédits et copyrights
Les Echos
Le Nouvel Obs
Vie Publique
Démocratie et Socialisme
Libération
France Politique

09 février 2008

Entre cliché et idéal


A diffuser largement
aux citoyens et citoyennes niçois-es !!!
 
Pour les élections municipales de Nice,

contre la droite ultra-libérale et autoritaire
et différente des sociaux-libéraux,
enfin une liste qui nous rassemble !

 


NI
ce Citoyenne Et Altermondialiste
 
100% à Gauche, 100% écologiste !

 

 
La liste NICEA, composée de citoyennes et citoyens, militant-es associatifs-ives, syndicaux-ales, et politiques, soutenue par la LCR et les Alternatifs, a le plaisir de vous présenter son site et son blog :

Site : http://www.nicea2008.org/

Blog : http://nicea2008.over-blog.com/

Courriel : nicea2008@free.fr

 
Nous y expliquons notre démarche, exposons les grandes lignes de notre programme, donnons des rendez-vous à la population niçoise, et réagissons à l'actualité, toujours dans le respect des valeurs qui nous animent :

 

Altermondialisme, Solidarité, Environnement, Antiracisme, Féminisme, Anticapitalisme,

et lutte contre toutes les formes de discrimination,
de régressions sociales et agressions écologiques !

Tract net flouté de Nicea

Vous êtes les bienvenus dans nos « supports virtuels d'actions concrètes » pour y faire vos commentaires, nous joindre, ou mieux participer !




11 janvier 2008

Quelques fortes pensées et réflexions pour s'échapper (un peu) de la France sarkozienne

Desproges Amour

"J'était littéralement fou de cette femme. Pour elle, pour l'étincelance amusée de ses yeux mouillés d'intelligence aiguë, pour son cul furibond, pour sa culture, pour sa tendresse et pour ses mains, pour cette femme à la quarantaine émouvante que trois ridules égratignent à peine, trois paillettes autour de ses rires de petite fille encore, pour ce fruit mûr pas encore tombé, pour ses seins arrogants toujours debout, même au plus périeux des moins avouables révérences, pour cette femme infiniment inhatuelle, je me sentait au bord de renier mes pantoufles.

En sa présence, il n'était pas rare que je gaudriolasse sans finesse, dans l'espoir flou d'abriter sous mon nez rouge l'émoi profond d'être avec elle. Elle avait souvent la bonté d'en rire, exhibant soudain ses clinquantes canines dans un éclair blanc suraigu qui me mordait le coeur. J'en était fou vous dis-je.

Je l'emmenai donc déjeuner dans l'antre bordelais d'un truculent saucier qui ne sert que six tables, au fond d'une impasse endormie du XVe où j'ai mes habitudes. J'avais commendé un Figeac 71, mon Saint-Émilion préféré. Introuvable. Sublime. Rouge et doré comme peu de couchers de Soleil. Profond comme un la mineur de contrebasse. Éclatant en orgasme au Soleil. Plus long en bouche qu'un final de Verdi. Un si grand vin que Dieu existe à sa seule vue.

Elle a mis de l'eau dedans. Je ne l'ai plus jamais aimée"

Laïcité

"Je viens de rompre avec Dieu.
Je ne l'aime plus.
En amour, on est toujours deux. Un qui s'emmerde et un qui est malheureux.
Depuis quelque temps, Dieu me semblait malheureux.
Alors, j'ai rompu.
Et puis je m'entendais mal avec sa famille. Je trouvait que le fils, surtout, avait mauvais genre. Je ne pense pas être bégueule mais ce côté m'as-tu vu sur ma jolie croix dans mes nouveaux pampers , j'ai toujours pensé que celà avait desservi le prestige de l'Église. Et contribué, pour une large part, à l'abandon de l'habit sacerdotal traditionnel au profit de la soutane rase-bonbon chez les prêtres intégristes bisexuels.
J'ai posté hier soir ma lettre de rupture :

Cher Dieu,
Ne m'attends pas dimanche. Je ne viendrai pas. Je ne viendrai plus jamais le dimanche. Ni les autres jours, ni les autres nuits.
Dieu, mon grand, mon très grand, mon très haut, je na t'aime plus.
J'ai tous le torts. Depuis le début de notre liaison, je t'ai trompé cent fois en cent lieux de bassesse peuplés de salopes en cuir et d'intorchables marins rouges qui me collaient à leur sueur en salissant ton nom.
Pourtant, je t'ai aimé. Dès le premier jour.
Mais aujoud'hui, mon Dieu, je ne t'aime plus. Je t'en pris, oublie-moi. Je suis un grain de sable, et d'autres hommes t'aimeront que tu sauras aimer aux quatre coins du monde, de Beyrouth à Moscou et de Gdansk à Santiago.
Ah ! Dieu. Pardonne-moi mes offences, mais laisse-moi succomber à la tentation, donne-moi aujourd'hui mon péché quotidien, et délivre-moi du bien. Ainsi soit-il.
Veuillez croire, moi pas"

Santé

"La recherche a besoin d'argent dans deux domaines prioritaires : le cancer et les missiles antimissiles. Pour les missiles antimissiles, il y a les impôts. Pour le cancer, on fait la quête"

Mais aussi

« J'essaie de ne pas vivre en contradiction avec les idées que je ne défends pas »


Merci à Pierre DESPROGES de continuer à nous prouver si longtemps après sa disparition que l'humour (même mélancolique) reste la meilleure arme contre les "Fesse-mathieu", les "rabat joie" et autres obsédés du dogme économique.

Bon, ça vaut pas le comique "ravageur" de l'accompagnateur du Président au Vatican et inoubliable interprète de "Un poil de cul sur ma savonnette" : Le grand BIGARD. Que voulez-vous, on a les bouffons que l'on peut ....

Pierre DESPROGES sur le Web
Site officiel
Evene
Citations et expressions
Les citations
Chroniques de la haine ordinaire

06 décembre 2007

LIBR’ACTEURS : Du sang neuf dans la politique ?

Libracteurs

Interview exclusive de Richard HASSELMANN Président et membre fondateur de LIBR'ACTEURS.

Déchirement à gauche, implosion du centre et bruits et chuchotements dans la majorité présidentielle où certains élus craignent la disparition de leurs tribunaux et/ou hôpitaux (et probablement leur siège de maire) et surtout omniprésence de notre Président de la République. Voilà en quelques mots la situation politique française égrenée par nos media.

En marge de la médiatisation de cette « foire d'empoigne », on voit apparaître des initiatives de citoyens, un peu las des clivages et de la classe politique actuelle, qui essayent de réfléchir en commun sur des approches ou solutions qui ne soient pas marqués du sceau idéologique actuel.

Ainsi, s'est créé il a quelques semaines le mouvement LIBR'ACTEURS. Je vous livre ci-dessous leur communiqué de presse fondateur :

"A l'initiative de 9 citoyens, d'âges et de sensibilités diverses, ce collectif en forme d'association loi 1901, prolonge et organise le mouvement créé fin 2006 à l'occasion des élections de 2007 et matérialisé par l'espace interactif : Providentielle 2007                                              

Considérant le divorce consommé entre le monde politique et les citoyens (en particulier les jeunes), le blocage du système politique au profit d'une classe qui refuse à se renouveler, l'incapacité des gouvernants de toute tendance à prendre des décisions audacieuses et adaptées aux défis du moment :

LIBR'ACTEURS se donne comme objectif premier de contribuer à donner au plus grand nombre, et en particulier aux jeunes générations, l'envie et la capacité d'être acteurs lucides et libres de leur destin.  

Rassemblement pluraliste, libre de toute influence partisane, LIBR'ACTEURS entend privilégier l'information, l'éducation et la formation des générations nouvelles aux enjeux politiques et sociaux du monde moderne.

LIBR'ACTEURS ambitionne de forger un nouveau modèle économique et social, appuyé par un référentiel de valeurs modifié, faisant une place prépondérante à l'humain, au secteur de l'économie sociale et solidaire, à la conscience de la terre et à l'intérêt des générations futures"

J'ai voulu en savoir plus et les ai contactés. C'est Richard HASSELMANN Président et membre fondateur qui a accepté de se prêter au jeu des questions/réponses.

Slovar : Bonjour Richard HASSELMANN. Pourquoi ce nom de LIBR'ACTEURS ?

Richard HASSELMANN : Il est né lors de notre réunion fondatrice, spontanément de l'imagination de l'un d'entre nous. Il résume parfaitement notre collectif et a été adopté immédiatement et à l'unanimité.

Slovar : Vous déclarez dans votre communiqué de presse « A l'initiative de 9 citoyens, d'âges et de sensibilités diverses » Pouvez-vous nous préciser votre notion de sensibilité ?

R.H : La sensibilité, c'est comme la glaise aux chaussures. C'est la marque originelle, liée au milieu social, à l'age, au parcours citoyen. Notre collectif est transgénérationnel, il est surtout un creuset où viennent se fondre sans se dénaturer, des richesses humaines individuelles.

Slovar : Vous pensez vraiment possible de faire travailler en semble des gens provenant d'horizon politique différents ?

R.H. : En premier lieu, peu de fondateurs, ont des passés politiques chargés, et cela rend les choses plus faciles . Aucun n'a porté un mandat de premier plan, et tous jeunes ou moins jeunes ont des vies accomplies ou bien installées. Fonder LIBR'ACTEURS, adhérer a LIBR'ACTEURS comme nous le constatons avec joie, c'est choisir la liberté, l'écoute, et l'exemplarité. Autant d'ingrédients qui pimentent le « CONSTRUIRE ENSEMBLE ».

Slovar  : Vous citez le site Providentielle que j'ai visité. On y trouve des articles très proches des idéaux centristes. Auriez-vous des « connexions » avec le nouveau centre ou le MODEM ?

R.H. : Merci de cette question, car elle va me permettre de rester dans le droit fil de ce qui précède, l'exemplarité dans la transparence.

Avant le MODEM vous devriez parler d' ENERGIES DEMOCRATES, un très grand nombre de ceux qui ont porté ce mouvement sont avec nous. Ceux qui souhaitaient garder une attache partisane ont naturellement migrés, vers le MODEM, CAP 21, le NOUVEAU CENTRE, le PS ou les VERTS. Je ne cite pas l'UMP, bien que quelques adhérents en relèvent, car le programme engagé, est loin, pour l'instant de nos valeurs. Un grand nombre reste en dehors de l' « encartement », car nous irons le moment venu là où notre légitimité sera reconnue.

Le MODEM, arrive en fait après PROVIDENTIELLE et donc LIBR'ACTEURS, c'est un parti, nous ne sommes qu'un modeste collectif, qui n'a pas a subir le poids des élus en place.

A titre personnel, ainsi vous saurez tout, je connais Christian BLANC depuis longtemps, j'ai rencontré François BAYROU, je suis proche de Corrine LEPAGE et ardent défenseur de l'Economie Sociale et solidaire véritable espace d'innovation économique.

Slovar : Quel la vocation de LIBR'ACTEURS : Un think tank, un lobby, un mouvement d'appoint ?

R.H. : Vous êtes comme tout un chacun, vous cherchez à classer, vous avez besoin de grilles de lecture. C'est confortable, mais ce n'est pas notre vision. LIBR'ACTEURS c'est un collectif de citoyens unis par les mêmes valeurs, qui se proposent de forger un référentiel innovant, pour le proposer au plus grand nombre et vérifier ce que nous croyons : ce pays a soif d'une démocratie régénérée, d'un Etat réformé, et d'une confiance restaurée en l'avenir pour nos enfants et petits enfants.

Slovar : LIBR'ACTEURS, N'est ce pas tout simplement un nouveau parti politique qui ne dit pas son nom ?

R.H. : Si tel avait été le cas, nous aurions affiché la couleur .C'est l'occasion de préciser que c'est une Association LOI 1901, assortie d'un agrément fiscal en cours, pour autoriser la déductibilité des dons et cotisations, et soumise dés lors à commissariat aux comptes ;

Slovar : Si je veux rejoindre LIBR'ACTEURS, les conditions d'adhésions ne seront-elles pas très draconiennes ?

R.H. : Je ne suis pas là pour faire du « marketing », ceux que cela intéresse iront sur notre site. La vraie condition forte c'est la signature de notre charte et le renoncement a toute instrumentalisation du collectif à titre personnel

Slovar  : Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

R.H. : Vous remercier, remercier le lecteur/internaute, et assurer que LIBR'ACTEURS perdurera s'il va à la rencontre du plus grand nombre. A défaut nous nous retirerons en ayant au moins la satisfaction d'avoir essayé ;

Slovar  : Merci Richard HASSELMANN. Nous aurons plaisir à suivre votre expérience

LIBR'ACTEURS
http://www.libracteurs.fr
http://libracteurs.blogspot.com

Contact
libracteur@gmail.com

28 novembre 2007

Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l’Assemblée nationale, le 27 novembre et le 4 décembre

Code_du_travailTexte de Gérard FILOCHE inspecteur du travail et fondateur de Démocratie & socialisme

En 2005, une commission de cinq « rédacteurs » avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l’avait empêché.

Au forcing, l’UMP a glissé dans la loi « sur le développement de l’actionnariat salarié », publiée le 30 décembre 2006, un « cavalier parlementaire », l’article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre.

Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu’ils allaient le passer avant la présidentielle. Tous les syndicats ont protesté : « Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée ! » Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l’ont imposé quand même, le 7 mars, en Conseil des ministres. On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l’opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble.

On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code s’applique, l’ancien ou le nouveau ?

La partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative n’entrerait, semble-t-il, mais c’est contesté, en vigueur qu’à ce moment-là.

Sur le fond, ils n’ont rien simplifié, ils ont complexifié : « Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets », a reconnu Christian Redé, l’un des cinq rédacteurs du « comité d’experts ».

Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1 890. Il y avait 1 891 articles de loi, il y en a 3 652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l’avenir… sans repasser par le Parlement. Ils font s’écrouler toutes les jurisprudences, abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code. Tout est modifié. Dans les questions d’hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec « les obligations des travailleurs » faisant partager les risques et responsabilités avec les salariés – ce qui est un recul décisif d’un siècle !

Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d’autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l’éducation, marins, dockers. Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l’égard du marchandage du prêt de main-d’œuvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc.

Les moyens de contrôle de l’inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d’information de l’employeur (registres, affichage). On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud’hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse. La question de la durée du travail est renvoyée à la partie « salaires ».

L’apprentissage a été chassé de la partie « contrat de travail » pour être renvoyé à la formation professionnelle. Le droit de grève a été introduit dans la partie « négociation collective » alors que c’est un droit constitutionnel non négociable. L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l’Organisation internationale du travail, a été renvoyée dans la partie « administration du travail ».

Tous les professionnels – syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats – signent des pétitions, des appels contre ce massacre. Des recours devant le Conseil d’Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l’Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission. Ce n’est pas un classique débat parlementaire, il s’agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant)

Le code du travail, c’est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est la base de l’Etat de droit dans l’entreprise. C’est le seul droit qui protège – trop fragilement – et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active.

C’est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l’impact des luttes sociales et politiques. Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l’histoire des mouvements sociaux de notre pays. C’est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit. Ce qui est effrayant, c’est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire.

Pas de une. Pas de débat. Pas d’explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c’est « trop compliqué » pour « intéresser les gens » alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu’ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.

Une demie heure en ligne pour défendre le code du travail
par Gérard Filoche à la radio
Elle est là : http://dsedh.free.fr/183_27_11_07_Filoche.mp3

Source : Démocratie & Socialisme

07 novembre 2007

Merci Madame LAGARDE ... pour votre humour !!!

COLUCHE dans un de ses sketchs disait : "Ecrivez-nous pour nous expliquer de quoi vous avez besoin et nous vous expliquerons comment vous en passer" ça nous a fait bien rire à l'époque. Mais COLUCHE aurait-il pensé en rédigeant son texte que quelques années plus tard le ministre des finances ferait une déclaration aussi proche de ce texte comique ?

Ainsi, Mme LAGARDE notre ministre n'a rien trouvé de mieux pour justifier le monceau de taxes appliqué aux carburants que de proposer les solutions suivantes :

Le prix de l’essence s’envole. Pas de problème roulez à vélo.
Le fuel domestique itou : habillez plus chaudement pour pouvoir ne plus chauffer qu'à 18°C votre habitat

Interrogée sur Europe1 ce matin, où elle était venue pour une interview, elle a précisé "qu'elle était venue en voiture car elle avait un programme chargé" Que les français se consolent puisque notre ministre ne se déplace qu'à vélo dans la capitale en temps normal. Au fait, si quelqu'un est en mesure de nous fournir une photo ?

En ce qui concerne les marins pêcheurs, taxis et autres ambulances, il est à craindre que ceux-ci doivent suivre des pistes identiques puisque le gouvernement refuse de voir baisser les gigantesque revenus issus des taxes sur les carburants.

Partant des principes édictés par notre minsitre, nous proposons quelques suggestions en images susceptibles de convenir à la situation

Taxis et ambulances
Vlotaxis_2








Marin pêcheurs
Barque

Quant à expliquer que : Le prix à la pompe d'un litre de carburant en France revient à plus de 60% à l'Etat sous forme de taxes, à 25% à ceux qui produisent le pétrole et à environ 15% aux raffineurs et aux distributeurs ... / ... (Source LCI)   Madame LAGARDE préfère rester pudique sur le sujet


Tout est possible ... Même de se foutre de la g....e des français !!!

Merci qui ?

02 octobre 2007

Monumental ment

Ce billet est dédié à Xavier Turbulin (*)

 

Hier, une femme pieds nus, une clocharde, déambulait au milieu de la route. Quand elle rejoignit le trottoir, elle importuna une dame très digne qui remplissait le coffre de sa voiture (neuve) de boîtes d'aliments pour chat.

 

Le coffre plein de l'une.
      

Les pieds nus de l'autre.

 

La ministre de l'Emploi, Christine Lagarde - avocate d'affaires ayant brillamment réussi Outre-Atlantique avant d'accepter, honorée, ses nouvelles fonctions, a présenté aujourd'hui les contours de la prochaine fusion de l'Agence Nationale pour l'Emploi et des Assedic.
      
 

La ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, Christine Lagarde, a affirmé que la fusion ANPE-Assedic permettra à chaque agent de suivre trente demandeurs d'emploi contre soixante actuellement. Cet objectif devrait permettre de ramener le taux de chômage à 5 % avant la fin 2012, a expliqué Mme Lagarde, dans un entretien publié mardi 2 octobre dans le quotidien économique Les Echos (source)

 

L'ANPE est un service public chargé de l'accompagnement des demandeurs d'emploi dans leur recherche.

Les Assedic sont chargés de l'indemnisation des chômeurs, pour peu qu'ils y aient droit.

 

40% des demandeurs d'emploi ont droit à des indemnités.
      


Ces indemnités s'étalent sur 7 à 23 mois en fonction du temps de cotisation préalable à leur perte d'emploi et des conditions de cette perte d'emploi. 

Elles représentent environ 60% du salaire net précédent.

 

L'ANPE est constituée de 30.000 agents environ, dont 22.000 sont au contact avec le public. Le reste, c'est de l'administration, de l'huile de rouage. On intègre l'ANPE par concours. En moyenne, il y a 200 candidats par poste proposé. Il s'agit d'une administration publique. Ses agents ne sont pas fonctionnaires mais contractuels de l'état.

L'ASSEDIC propose à ses 15.000 salariés des contrats de droit privé. L'embauche se fait sur la base d'entretien suite au dépôt de CV.

 

Les conditions de salaire ne sont pas les mêmes pour les uns et pour les autres. Il y a une différence d'environ 30% entre les conseillers à l'emploi et les agents Assedic. Au profit des seconds (1473 € bruts en début de carrière pour les conseillers ANPE).
      
Les premiers sont dans l'accompagnement, les seconds dans le calcul et le versement des indemnités.

 

Sociaux versus comptables.

 

On va les unir d'ici la fin de l'année.
   
 

Selon la ministre,"avec la fusion de l'ANPE et de l'Unedic, chaque chômeur disposera d'un interlocuteur unique, qui assurera à la fois son accueil, son inscription, son indemnisation et son accompagnement dans la recherche d'un nouvel emploi" (source) 

Ceci permettra, dixit la ministre, de faire passer de 60 à 30 le nombre de chômeurs accompagnés par chaque "expert" de la nouvelle entité.


Des raisons comptables peuvent expliquer ce raccourci.
 

Mais qu'est-ce qui explique le mensonge ? (**)
      

Actuellement, les conseillers ANPE suivent chacun de 150 à 250 demandeurs d'emploi (imaginez l'accompagnement mensuel de plus de 150 personnes aux parcours, aux métiers et aux contraintes différents).

 

Pourquoi alors parler de 60 demandeurs par conseiller actuellement ? 

- parce que la ministre ne connaît pas son sujet ?

- parce que l'ANPE est de toute façon le service public le moins aimé des Français et qu'en conséquence, personne ne s'élèvera pour sa défense

- parce que rien ni plus personne, dans l'actualité telle qu'elle est produite aujourd'hui, n'est en mesure de demander correction et mesure ?
       

Plus simplement : parce que tout le monde s'en fout.
 


Il n'y a pas 2 millions de demandeurs d'emploi en France, comme on l'entend, le lit ou le voit chaque mois (bientôt chaque trimestre, ne gâchons pas le temps qui passe).
 


Ces 2.000.000 sont les chômeurs dits de catégorie 1.
      
Or il y a 8 catégories.

 

Ne sont pas comptabilisés dans les chiffres les demandeurs d'emploi :

- âgés de 57 ans et plus
- en arrêt maladie
- ayant travaillé plus de 78 heures le mois précédent
- en formation
- des départements d'outre-mer

- ayant été radiés pour défaut de pointage ou autre
- étudiants à la recherche d'un emploi
- non inscrits parce que mal informés de leurs droits

Le chiffre réel dépasse les 5 millions de personnes

 

Les futurs conseillers à l'emploi de France Emploi, nom de code de la fusion ANPE-ASSEDIC, se chargeraient ainsi de 30 demandeurs d'emploi chacun, de l'indemnisation à la recherche d'emploi.

Or   5.000.000 / 30 = 166.666 


Il faudrait donc plus 166.000 conseillers dans les nouveaux Job Centers à la française.
      
Qui en disposeront, après fusion, de 45.000 -même en tolérant le raccourci comptable évoqué plus haut.

 

Cela signifie donc que les futurs spécialistes de l'accompagnement, qui seront sur le papier 45.000 mais effectivement 35.000 opérationnels face au public, ne s'occuperont pas de tous les chômeurs.

Car seuls les demandeurs d'emploi indemnisés importeront. 

C'est déjà souvent le cas.
Essayez de faire une formation après 9 mois de chômage...

Allez, délirons : d'ici 2012 (puisque le Futur semble avoir retrouvé son millésime emblématique avec la date des prochaines élections présidentielles -le second mandat de l'homme pressé et pressant), les entretiens d'embauche seront payants pour les candidats à l'emploi ! 

Pauvres chômeurs... 

Il se dit que les chômeurs ont été inventés pour faire peur aux salariés. Les bénéficiaires du RMI pour effrayer les chômeurs. Et les SDF pour faire taire ces derniers.

 

Travailler plus pour être plus... seuls.

 

Une prochaine fois, on pourra parler de ce que signifie le Grenelle de l'insertion dont le propos serait de remplacer les 10 contrats aidés existants par un seul (source).

 

Diable que le pavé est froid.
      
      

Minou, la pâté est servie !

          
      
      

(*) chômeur qui s’est immolé par le feu le 1er mai 1993 à Bordeaux. Cet homme, âgé d’une trentaine d’années, a déclaré aux sauveteurs avant de décéder « qu’il ne supportait plus d’être sans travail depuis un an ». Il s’était aspergé d’essence avant de l’enflammer, peu avant minuit, sur le quai de Brienne, à la sortie de Bordeaux.

Ce même jour, le 1er mai 1993, l'ancien Premier Ministre Pierre Bérégovoy s'était également suicidé, ce qui avait complètement occulté dans la presse le geste de désespoir de Xavier Turbulin (source)

      

(**)
      
Il ne faut pas laisser les intellectuels jouer avec les allumettes
       
Parce que Messieurs quand on le laisse seul
       
Le monde mental Messieurs
       
N'est pas du tout brillant
       
Et sitôt qu'il est seul
       
Travaille arbitrairement
       
S'érigeant pour soi-même
       
Et soi-disant généreusement en l'honneur des travailleurs du bâtiment
       
Un auto-monument
       
Répétons-le Messsssieurs
       
Quand on le laisse seul
       
Le monde mental
       
Ment
       
Monumentalement.
       

Jacques Prévert, Il ne faut pas

         
       

    chanté par Serge Reggiani

19 septembre 2007

Préparez vos mouchoirs ®

Code_du_travail La dernière intervention du chef de l'Etat a fait des heureux : Les organisations d'entrepreneurs. La CGPME est la première à faire sauter les bouchons de champagne dans son dernier communiqué. Extraits :

La CGPME approuve le discours de vérité du Président de la République sur la nécessité de remettre travail et emploi au cœur des politiques sociales. La stratégie du partage du temps de travail était une erreur, il est bon que cette page se tourne.

En ce sens, les mesures annoncées d'assouplissement des 35 heures ouvrent de nouvelles perspectives aux entreprises, en particulier en ce qui concerne les heures choisies.

Si on prend au pied de la lettre le communiqué de la CGPME, la production de biens et de services est donc déficitaire face à la demande et augmenter le nombre d'heures travaillées permettrait de relancer durablement la croissance ! Dans le domaine, on n'en a jamais fait autant en termes idéologiques.

Interrogez individuellement les employeurs, il vous diront qu'ils pensent plutôt à maintenir les effectifs plus qu'à augmenter le temps de travail tant la demande actuelle est faible.

Le seul moteur possible de l’activité auraient pu être l’Etat et les collectivités territoriales mais dans la mesure ou la France a des impératifs de désendettement …

Les "heures choisies", le Ministère de l'emploi en donne la définition suivante :

"Le salarié qui le souhaite peut dans le cadre prévu par une convention ou un accord collectif, effectuer des « heures choisies » au-delà du contingent d'heures supplémentaires applicable dans l'entreprise ou dans l'établissement.

Ces « heures choisies » reposent sur un accord entre le salarié et son employeur ; bien qu'elles soient effectuées au-delà du contingent d'heures supplémentaires, elles ne sont pas soumises à l'autorisation de l'inspecteur du travail et n'ouvrent pas droit au repos compensateur obligatoire.

Une telle possibilité d'effectuer des « heures choisies » doit être prévue et encadrée par une convention ou un accord collectif de branche, de groupe, d'entreprise ou d'établissement.
Cette convention ou cet accord doit en outre :

-  préciser les conditions dans lesquelles ces heures choisies sont effectuées,
- fixer la majoration de salaire à laquelle elles donnent lieu et, le cas échéant, les contreparties, notamment en termes de repos.

Le taux de la majoration ne peut être inférieur au taux applicable pour la rémunération des heures supplémentaires dans l'entreprise ou dans l'établissement .../ ..."

Qu'en pense un avocat spécialisé en droit du travail ?

Il y a longtemps que les employeurs ont des outils pour allonger la durée hebdomadaire du travail au-delà de 35 heures. La loi du 31 mars 2005 notamment autorise les « heures choisies ». Il suffit d’un accord entre le salarié et son employeur pour effectuer des heures au-delà de la durée légale sans l'autorisation de l'inspecteur du travail et sans qu’un repos compensateur soit obligatoire moyennant bien sûr une majoration de salaire au moins équivalente à celle d’une heure supplémentaire. Les entreprises n’ont quasiment pas eu recours à ce texte ... / ... Source L'Entreprise

Alors que signifient les propos de la CGPME ?

"De même, il est heureux de donner davantage de cohérence aux mesures en faveur de l'emploi des seniors en envisageant, par exemple, la suppression progressive de la dispense de recherche d'emploi ... / ..."

Qui sont ces seniors dispensés de recherche d'emploi :

Sont dispensés, à leur demande, de la condition de recherche d’emploi, les bénéficiaires de l’Are  et de l'ASS qui satisfont à une condition d’âge. Celle-ci est fixée à :

- 57 ans et 6 mois ou plus pour les bénéficiaires de l’allocation d’aide au retour à l’emploi qui ne justifient pas d’au moins 160 trimestres validés d’assurance vieillesse,
- 55 ans ou plus pour les bénéficiaires des allocations d’assurance chômage justifiant d’au moins 160 trimestres validés d’assurance vieillesse, les bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique ainsi que pour les chômeurs non indemnisés.

Mais puisque la CGPME se veut un vertueux défenseur des seniors, peut elle nous expliquer son acharnement à voir disparaître la "contribution Delalande"   Contribution qui était due par tout employeur qui se séparait d'un salarié de 50 ans et plus sous CDI ?

Nous espérons partager la joie de la CGPME en apprenant dans les semaines qui viennent qu'elle lance un plan d'embauche massif des quelques 63% de salariés de plus de 55 à 64 ans qui sont au chômage et qui ne demandent qu'à travailler.

"De même, il convient de souligner que le chef d'entreprise doit impérativement conserver la possibilité de former librement son personnel, sous peine de s'engager dans une démarche éloignant la formation de l'entreprise ... / ..."

Jean Pierre RAFFARIN a fait voter la loi sur le DIF qui il me semble s'applique à TOUS les salariés et qui a été ratifié par TOUS les syndicats.

Extrait du site du ministère du travail

Le droit individuel à la formation (DIF) a pour objectif de permettre à tout salarié de se constituer un crédit d'heures de formation de 20 heures par an, cumulable sur six ans dans la limite de 120 heures. L'initiative d'utiliser les droits à formation ainsi acquis appartient au salarié, mais la mise en oeuvre du DIF requiert l'accord de l'employeur sur le choix de l'action de formation. La formation a lieu hors du temps de travail sauf disposition conventionnelle contraire ; elle est prise en charge par l'employeur selon des modalités particulières .../ ...

Des actions de formation prioritaires peuvent être définies par accord collectif d'entreprise ou de branche ou par accord interprofessionnel. Le salarié peut alors choisir une formation parmi celles-ci, bien que ce ne soit pas une obligation.

La déclaration de la CGPME consisterait-elle à demander une dérogation ou une modification de la loi ? De même, combien de salariés d'entreprises de moins de 20 personnes ont-ils pu faire valoir ce droit à la formation depuis la publication du texte de loi ?

Le MEDEF de son côté est plus sobre dans ses déclarations. la raison en est probablement liée à la promulgation quasi intégrale de ses propositions par le Président de la République

Que déclarait Laurence PARISOT au media il y a quelques mois et durant la campagne des présidentielles ?

"Pourquoi faut-il se retenir d’embaucher pour éviter le pire au cas où les choses tourneraient mal ? Pourquoi rendre le pire ingérable et le faire redouter parce qu’il serait ingérable ? Pourquoi faudrait-il absolument que l’un des deux soit en faute lorsqu’un salarié et un chef d’entreprise se séparent ?"

"Trente-deux ans après l’invention en France du divorce par consentement mutuel, quelle audace, je propose que nous commencions à définir dans le monde du travail une séparabilité à l’amiable et aux conditions honorables pour les deux parties."

"On nous fait d’ailleurs bien des reproches à ce sujet. Je répondrai seulement que les mêmes reproches ont été adressés en leur temps au divorce à l’amiable. Ceux qui aujourd’hui nous accusent de penser que les salariés sont jetables, ce qui n’est jamais notre façon de voir, c’est une autre démagogie que de l’insinuer, ceux- là me rappellent les traditionalistes d’autrefois qui s’opposaient au divorce à l’amiable sous prétexte qu’il allait favoriser les caprices !"

"La séparabilité, j’en suis sûre, ce serait une révolution qui permettrait immédiatement nombre d’embauches. Mille embauches peut-être d’un côté pour un litige de l’autre. Car c’est clair, ce que nous cherchons à éviter en inventant la séparabilité à l’amiable, c’est une judiciarisation dont le coût en temps, en argent, en liberté, en confiance en l’autre est incalculable !"

Ou encore cette citation qui ira droit au coeur des salariés

"La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?" (Le Figaro Economie, 30 août 2005)

Lorsque le chef de l'état annonce la création d'une commission idépendante sur le SMIC, c'est à rapprocher d'une déclaration de Laurence PARISOT du 25 janvier 2007 : " Elle préconise encore de supprimer les 35 heures, et toute référence à une durée légale du travail, ou encore de modifier les règles du Smic pour qu`il soit fixé par une commission indépendante et non par le gouvernement" ... / ..."

Ce qui justifie certainement une joie "modérée" puisque le "'copié/collé" a bien fonctionné. Il reste juste à convaincre les salariés du bien fondé de l'union libre vue par les entrepreneurs !!!

La représentativité syndicale

Nicolas Sarkozy a souhaité que soit engagée dès 2008 la réforme des critères de représentativité et de financement des syndicats. Les règles de validation des accords doivent être également revues pour élargir le champ de la négociation par rapport à celui de la loi.

Si du côté des syndicats de salariés, les chiffres sont accablants puisqu'il n'y a que 8 % de salariés syndiqués, trois fois moins que la moyenne européenne et pratiquement dix fois moins que dans les pays scandinaves. Dans le secteur privé, la syndicalisation est encore plus faible : elle touche un actif sur vingt. Aucune centrale française n'atteint le million d'adhérents.
La CFDT pointe en tête avec 800.000 adhérents,
suivie de la CGT, qui en déclare 700.000,
et FO, 300.000.

Mais que dire alors de la représentativité des organisations et syndicats d'entrepreneurs ?

71% des patrons de TPE ne sont pas syndiqués et ils ne sont que 38% à considérer que les syndicats patronaux défendent bien les intérêts des entreprises

Si on se réfère au classement de satisfaction chez les syndiqués :
45% plébiscitent les syndicats de branche
42% le MEDEF
27% l’UPA
26% la CGPME
19% l’UNAPL

Il faut ajouter à ce résultat que ces fédérations patronales sont inconnues de plus d’un dirigeant sur quatre. Ils sont d’ailleurs 57% à ne pas reconnaître la représentativité des syndicats patronaux pas plus qu’ils ne croient à leur capacité à influencer les prochains débats électoraux, y compris parmi leurs adhérents.

Quelle est la situation des syndicats dans ces entreprises ?

2% des patrons de TPE affirment employer au moins un salarié syndiqué. Lorsqu’on les interroge sur l’obligation des salariés d’adhérer à un syndicat, ils sont :

Défavorables à 71% (plutôt pas favorables 27% - Pas du tout favorables 44%)
Favorables à 29%

Baromètre Fiducial - IFOP

Emploi et chômage

En France, c’est bien connu, les chômeurs refusent massivement le travail qu’on leur propose. Selon Nicoals Sarkozy, il est grand temps de mettre en œuvre un « gigantesque plan contre la fraude ». N'oublions pas le célèbre « À la fin du mois, celui qui travaille ne peut pas avoir la même situation que celui qui ne travaille pas ».

Quelques chiffres pour contredire les propos de notre Président :

Plus d'un chômeur sur deux n'est pas indemnisé

Ils n'ont pas cotisé assez pour ouvrir des droits (jeunes, précaires…), ou ils sont en fin de droits et survivent aux minima sociaux (20%) mais si leur conjoint travaille ils n'ont droit à rien non plus (l'ASS ou le RMI sont attribués par foyer fiscal). Ceux qui ne peuvent prétendre à aucune allocation ne voient pas l'intérêt de s'inscrire et de pointer à l'ANPE (notamment les moins de 25 ans qui n'ont même pas accès au RMI) : ils sont donc occultés des statistiques.

• Seuls 47,5% des chômeurs sont indemnisés (contre 41% en 2003)
A noter que 80% de ces "exclus" de l'assurance-chômage ne perçoivent RIEN.
• Baisse constante des chômeurs indemnisés
Pour limiter son déficit, l'Unedic a fait en sorte de durcir toujours plus les conditions d'accès à l'assurance-chômage :
• Assedic : 10% d'allocataires en moins sur un an - Actuchomage

TVA sociale

On se demande pourquoi il fallait absolument que M. BESSON ait remit son rapport début septembre 2007 sur la TVA sociale ?

En effet, même en cherchant bien, on n'en trouve pas trace dans le discours du président. C'est en lisant la récente déclaration de Christine LAGARDE qu'on y voit plus clair :

La TVA sociale ne serait "pas propice" actuellement en raison de la faiblesse de la croissance, a déclaré ce mardi le ministre de l'Economie, Christine Lagarde, reprenant l'argument du rapport remis ce mardi au Premier ministre, sur "la faisabilité juridique et technique aussi bien que financière" de la mesure, "en vue de permettre une mise en oeuvre rapide". "

"En tant que telle, en l'état de la croissance et sans un accompagnement ferme en matière de maintien des prix, (la TVA sociale) ne serait pas propice en ce qu'elle serait facteur d'inflation et probablement peu créatrice d'emplois", a-t-elle expliqué, avant d'ajouter que la TVA sociale restait toutefois "une piste opportune".  La tribune 11 septembre 2007

La proximité des élections municipales nous aura exonéré de cette nouvelle mesure mais pour combien de temps ?

Néanmoins, Bernard ACOYER aurait de son côté une idée lumineuse : Le président du groupe UMP de l'Assemblée Nationale, déclarait préférer à la TVA sociale une « contribution sociale sur la distribution », expliquant que, grâce à la mondialisation de leurs approvisionnements, les grandes enseignes n'auraient pas besoin de la répercuter sur leurs prix.

Réaction presque immédiate de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution qui s'élève, par la voix de son président Jérôme Bédier, contre cette nouvelle « taxe sur la consommation ».
Ce dernier a rappelé que les marges des distributeurs ne sont pas particulièrement élevées et a invité M. Accoyer à venir dans les entreprises de la distribution pour voir la réalité sur le terrain.

Un nouveau débat semble lancé... pour savoir qui payera l'addition.

Nul doute que les changements souhaités par notre Président de la République seront suivis attentivement par les ministères concernés et que les dérapages seront durement sanctionnés et pas uniquement pour les salariés, seniors et autres chômeurs. Il va s'en dire ....

Crédit images
Blog de OPC
Sources, bibliographie et copyrights
La Tribune
CGPME
Ministère du travail
L'entreprise
Infotravail
Copyright titre
Préparez vos mouchoirs - Bertrand BLIER

28 août 2007

Et si nous donnions un sens à notre épargne ?

Ethique La récente crise bancaire issue des fameuses «subprimes» américaines nous amène une fois de plus à nous pencher en tant qu’épargnants sur l’usage que font les institutions financières de notre argent.

    

    La récente crise bancaire issue des fameuses « subprimes » américaines nous amène une fois de plus à nous pencher en tant qu’épargnants sur l’usage que font les institutions financières de notre argent.

Qu’avons-nous pu observer pendant cette crise ?

Les pouvoirs publics si prompts en général à fustiger les dépenses de santé ou les retraites des salariés ont montré leur impuissance. La BCE championne de l’inflation et donc prompte à combattre toutes les augmentations de salaires a été obligée d’injecter plus de 200 milliards d’euros (source Le Grand soir ).

Le président de la République qui doit recevoir les banquiers français leur demandera-t-il d’imputer sur leurs bénéfices les pertes occasionnées par les placements sur le marché des subprimes ?

S’ils refusent, combien d’entreprises et de particuliers vont devoir payer pour compenser les pertes issues de la course au rendement à deux chiffres ?

S’ils acceptent, combien de salariés de ces banques et établissements financiers en feront les frais au travers de plans sociaux ou suppressions d’emplois ?

Cette crise met une fois de plus en lumière la façon dont l’argent des épargnants peut être utilisé et donne à beaucoup l’envie de sanctionner les comportements totalement spéculatifs.

L’épargne outil de modification des comportements économiques ?

On parle à mots feutrés (mais de plus en plus) de responsabilité sociale ou sociétale des entreprises. Les événements liés aux subprimes sont, il me semble, annonciateurs de leur futur succès auprès des épargnants.

Lassés par des marchés financiers dont l’objet principal devient de plus en plus la rentabilité maximale à court terme (au détriment de l’investissement productif de moyen et long terme), les citoyens épargnants vont rapidement orienter leur épargne vers des solutions éthiques, responsables et respectueuses de la planète.

Quelles pistes aujourd’hui pour investir autrement son argent ?

La finance solidaire

Vous avez la fibre citoyenne, vous comprenez que nos actes économiques (consommer, épargner, investir, produire) peuvent peser dans la façon dont notre société fonctionne et que par des comportements adaptés, chacun peut apporter sa touche à la construction d’une société plus humaine. Les produits d’épargne solidaire vous permettent d’exercer votre citoyenneté en orientant votre argent vers des projets qui vous tiennent à cœur, porteurs de changement et de lien social.

Les circuits financiers solidaires ont un double rôle :

Ils apportent des financements qui :
- répondent aux besoins de financement des projets solidaires, non satisfaits par le marché ;
- stimulent le développement d’initiatives et de projets alternatifs et innovants.
Ils répondent à des interrogations et à un besoin de transparence des épargnants sur l’utilisation faite de leur épargne en suscitant une démarche nouvelle chez eux et en leur permettant de diriger leurs choix d’investissements, non plus uniquement en vertu de principes financiers, mais également en fonction de leurs critères éthiques (adéquation entre leurs valeurs morales et leurs actes), de solidarité (altruiste ou citoyenne) et de proximité (géographique ou sociale).

Liste des produits d’épargne labellisés Finansol
Source Finansol

L’investissement socialement responsable

Il s’agit de l’Investissement socialement responsable, connu en anglais sous le nom Socially Responsible Investment. Ce type de gestion consiste à intégrer des critères de nature sociale et environnementale aux critères financiers classiques. Pour cela les gestionnaires de fonds utilisent, entre autres, les services d’analystes spécialisés dans la notation des entreprises sur ces thèmes.

Liste et évaluations des fonds ISR

Source NOVETHIC

Certains argueront que ces placements sont tout au plus un nouvel avatar du capitalisme, d’autres comme Milton FRIEDMAN que la responsabilité sociale des entreprises ne peut être mise en place dans les entreprises qu’après que les actionnaires aient été... bien servis.

Il n’en reste pas moins qu’aucune loi ne permettant la moralisation de la finance mondiale (du moins tant que les politiques s’y refusent), ce sera de plus en plus à chacun de nous de décider de l’affectation de notre épargne en fonction de critères concernant : les droits de l’Homme, la préservation de l’environnement et des ressources naturelles, les droits et conditions de travail...

Illusoire direz vous ?

Une citation du Dalaï Lama donne pourtant à réfléchir :

« Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez de dormir avec un moustique... Et vous verrez qui empêche l’autre de dormir. »

Alors, pourquoi ne pas commencer maintenant à regarder et agir ?

02 août 2007

Presque un tiers des Irakiens ont besoin d’une aide d’urgence alors qu’une crise humanitaire se cache derriere le conflit selon Oxfam et le NCCI


A l’ombre de la violence en Iraq une crise humanitaire fait rage, avec 8 millions d’Irakiens – Presque 1 sur 3 – ayant besoin d’une aide d’urgence, selon un rapport publié aujourd’hui par l’organisation internationale Oxfam et le NCCI, un réseau d’organisations humanitaires travaillant en Irak.

 

Le rapport des organisations “Etre a la hauteur du défi humanitaire en Irak” révele que bien que la scandaleuse situation securitaire est le plus gros probleme auquel ont a faire face la population irakienne, le gouvernement Irakien et les gouvernments ayant une certaine influence dans le pays devrait faire beaucoup plus pour répondre aux besoins de base tels que l’eau, la nourriture, l’hebergement ou les installations sanitaires.

 

Selon le rapport:
· Quatre millions d’Irakiens – 15% - ne peuvent pas se procurer régulierement de quoi se nourrir.
· 70% ne recoivent pas leurs besoins en eau, comparé aux 50% dans ce cas en 2003.
· 28% des enfants sont malnourris, compare aux 19% d’avant l’invasion de 2003.
· 92% des enfants irakiens souffrent de problemes d’apprentissage, principalement a cause du climat de peur.
· Plus de 2 millions de personnes – principalement des femmes et des enfants – ont été déplacé à l’intérieur de l’Irak.
· 2 autres millions ont trouvé refuge a l’étranger, principalement en Syrie et en Jordanie.

 

Selon Barbara Stocking, directrice d’Oxfam GB: « La terrible violence en Irak a longtemps caché la crise humanitaire qui fait rage. La malnutrition chez les enfants a dramaticalement augmenté tandis que les services de base, détruits par des années de guerre et de sanction ne peuvent répondre aux besoins du peuple irakien. Des millions d’irakiens sont forcés de fuir la violence que ce soit vers un autre lieu en Irak, ou a l’étranger. La plupart d’entre eux vivent dans une terrible pauvreté. »

 

« Malgré la gravité de la violence, le Gouvernment Irakien, les Nations Unies et la communauté Internationale peuvent faire plus pour répondre aux besoins de la population. Le gouvernment Irakien doit s’engager afin de supporter les plus pauvres de ses citoyens, y compris les déplacés internes, en developpant les distributions de nourriture et les aides financieres pour les plus en difficultés. Les bailleurs occidentaux doivent s’engager concretement au travers des organisations humanitaires Irakiennes et internationales et développer des systemes plus flexibles afin de permettre a ces organisations d’opérer plus efficacement et effectivement. »

 

« Les actions humanitaires doivent agir en fonction de l’intensité des combats et avec les limites que montrent les faibles institutions iraquiennes. Neanmoins, une plus grande intervention peut et doit etre mis en place pour aider le peuple irakien.»

 

Bien qu’il y ait un besoin urgent pour une plus grande intervention humanitaire, Oxfam et le NCCI pensent que la premiere priorité de quiconque impliqué en Irak est de mettre fin au conflit. Le gouvernment Irakien et les forces multi-nationales doivent aussi s’assurer que leurs troupes respectent leurs obligations morales et légales de ne pas blesser de civils, ni endommager leurs biens.

 

Le Gouvernement Irakien devrait immediatement elargir ses distributions alimentaires, augmenter les aides financieres d’urgence et supporter les organisations humanitaires locales. Le gouvernment devrait également mettre en place une approche plus decentralisée et autoriser les autorités locales a apporter une aide d’urgence. Les gouvernments étrangers, y compris ceux des Etats Unis et de Grande Bretagne, devraient supporter les ministeres Irakiens a mettre en place une telle politique.

 

Oxfam a eu des employés travaillant a l’interieur de l’Irak, mais s’est retirée du pays en raison des problemes chroniques d’insécurité. Aujourd’hui, l’organisation supporte des organisations humanitaires Irakiennes et internationales qui sont toujours capable d’intervenir dans le pays. Bien que la violence et l’insécurité réduisent l’aide apportée par les travailleurs humanitaires aux personnes dans le besoin, plus de 80% des organisations humanitaires qui interviennent en Irak pourraient augmenter leur capacites d’intervention si elles avaient plus de moyens, nottament financiers, selon une étude conduite par Oxfam en Avril 2007.

 

Beaucoup d’organisations humanitaires refusent d’accepter de l’argent de gouvernements qui ont des troupes en Irak, car cela mettrait en danger a la fois la securité de leurs employés, mais également leur indépendance. De ce fait, le rapport encourage les bailleurs internationaux et les pays n’ayant pas envoyés leurs troupes en Irak d’augmenter leurs aides d’urgence pour l’action humanitaire.

 

FIN

 

 

 

Note :

 

 

Ce rapport a ete produit conjointement par Oxfam et le comite de coordination des ONGs en Irak. (NCCI).
 
Le Comité de coordination des ONG en Irak (NCCI en anglais) est un réseau d’environ 80 ONG internationales et 200 ONG irakiennes, installé à Bagdad depuis 2003, immédiatement après le début de la guerre. Son but est d’aider les ONG à évaluer les besoins de la population irakienne et à y pourvoir. Le NCCI fournit également des informations impartiales pour les ONG opérant en Irak et facilite la coordination de leurs activités. Les membres du NCCI se conforment tous au Code de Conduite pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge et pour les organisations non gouvernementales lors des opérations de secours en cas de catastrophe.
Oxfam soutient des organisations partenaires en Irak depuis son siège d’Amman, en Jordanie. Les programmes soutenus par Oxfam comprennent la distribution d’une aide d’urgence aux personnes déplacées internes dans le centre et le sud de l’Irak, la distribution de matériel médical d’urgence pour les hôpitaux et les cliniques situés dans les zones de combat et la résolution de conflits entre les réfugiés palestiniens et la communauté irakienne. De plus, Oxfam travaille en partenariat avec d’autres ONG internationales au renforcement des capacités de six ONG irakiennes en matière de gestion de projet, gouvernance, consolidation de la paix et résolution de conflit. Oxfam n’a plus de personnel présent en Irak depuis 2003, en raison des risques sécuritaires.
  

Le rapport complet (en anglais) est ici.

Le document d'information (pdf en français) est ici.



Relayé by Largentula

25 juillet 2007

Vacances : J’oublie tout ?

Franchise Certes, notre président épaulé par son épouse ont récupéré les infirmières et le médecin bulgares détenus par les autorités libyennes et on doit les en remercier au même titre que Benita Ferrero-Waldner

(  la commissaire européenne aux relations extérieures qui a mené depuis l'origine les négociations avec Muhammad Kadhafi)

Cet "exploit" ne doit pas pour autant faire oublier les premières mesures ou réformes qui doivent s'appliquer en France dès la rentrée de septembre.

Certes, les français sont ou vont partir en congés mais doivent-ils pour cela faire une confiance aveugle à un président, (qui, selon les sondages, est crédité de 67% de satisfaction) et à un gouvernement qui se sont pour l'instant contenté de paroles et de mesure symboliques ?

Car, c'est bien à partir de la rentrée que les choses sérieuses vont commencer. Il est plus que probable qu'un certain nombre de réformes soient beaucoup moins appréciées des français que la fête nationale "new look"

Premier grand choc à venir : La mise en place des franchises médicales. Bien que Martin HIRSCH  soit intervenu pour éviter les solutions les plus extrêmes, on peut néanmoins trouver des pistes dans un courrier du 10 juillet 2007 cosigné par Roselyne BACHELOT, Eric WOERTH et Martin HIRSCH  et disponible sur le site du ministère de la santé.

Extraits :

Parmi les propositions suggérés, celle du "bouclier sanitaire" consisterait à institure un plafond des restes à charge supportés par les assurés sur la dépense remboursable. En dessous du seuil, les tickets modérateurs et participations forfaitaires resteraient à la charge de l'assuré ...

Examiner le niveau du "bouclier" suivant les hypothèses de co-paiement et l'impact sur l'équilibre des finances de l'assurance maladie; la marge d'incertitude devra être précisée ...

Mesurer les effets pervers, tel le risque que les assurés puissent retarder ou anticiper certains traitements suivant qu'ils ont ou non franchi le seuil du "bouclier"...

Définir pour chacun des scénarios, le calendrier de mise en oeuvre de la réforme ...

Cette future réforme fait-elle l'unanimité ?

Bien mal relayée par les grands media, un collectif composé de professionnels de santé et d'usagers a lancé un appel (sous forme d'un site Web) contre le système des franchises. Cet appel a déjà obtenu plus de 52 000 signatures.

Qu'affirment-ils ?

Extraits :

"En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant ...

Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE ...

Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique ...

S'il est selon le gouvernement indispensable de "responsabiliser" les usagers, afin de préserver le système. Des économies doivent être faites en "s'attachant à la fois à la cohérence avec les principes fondamentaux de la sécurité sociale et aux conditions de faisabilité" écrivent les ministres en charge du dossier. On se demande si les ministres en charge d'un autre "bouclier"; Le bouclier fiscal aient eu les mêmes scrupules ?

En l'occurrence c'est un élu UMP qui explique sa portée : Selon le rapporteur du projet de loi, Gilles Carrez (UMP, Val-de-Marne), le coût annuel du bouclier fiscal serait de 810 millions d'euros; "234 397 contribuables" en bénéficieraient contre 93 000 bénéficiaires potentiels avec le bouclier à 60 %. Les patrimoines supérieurs à 7,140 millions d'euros, soit "12 784 foyers", se verraient restituer à eux seuls 583 millions d'euros, soit une moyenne de 45 600 euros par foyer.

En ce qui concerne le "paquet fiscal" : Sur les 11 milliards d'euros que coûterait le "paquet fiscal", la moitié est consacrée à la défiscalisation et à l'exonération de charges sociales pour les employeurs et les salariés sur les heures supplémentaires. Dans son rapport, le député (UMP) Gilles Carrez a chiffré la mesure à 1,115 milliard d'euros pour 2007 (si elle s'applique au 1er octobre), 3,765 milliards pour 2008 et 1,1 milliard pour 2009, soit un total de 5,980 milliards d'euros. Source Le Monde

Travailler plus peut être mais à condition d'avoir une bonne santé !!!

Probablement inquiet de la réaction des français, Eric WOERTH envisage d'apurer la dette de l'état vis à vis de la sécurité sociale :

"Je m'y suis engagé, car cette dette est source de conflits et d'incompréhensions entre l'Etat et la sphère sociale. Je dois aussi veiller à ce que la Sécurité sociale n'ait pas de problème de trésorerie et puisse tenir avec le plafond d'emprunt que lui a voté le Parlement.

Pour régler ce problème, l'Etat transférera à l'Acoss avant octobre 5,1 milliards d'euros, provenant des recettes déjà enregistrées de privatisation, soit l'équivalent de sa dette au régime général au 31 décembre 2006." Source Le Monde

Peu convaincu par les arguments des ministres, le collectif Appel contre la franchise prépare "une initiative" à Paris le 29 septembre pouvant prendre la forme de débats à laquelle il invite la CGT".

Les franchises médicales, une des mesures les plus impopulaires du programme de Nicolas Sarkozy, devraient être mises en place dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2008, présenté en septembre - Source Nouvel Obs

Quelque chose me dit que les vrais débuts du quinquennat se situent à partir de cette date. Pas vous ?

Sources

Le blog de Christian Lehmann

Appel contre la franchise

Nouvel Obs

Le Monde

Ministère de la santé

Le Sénat

05 juillet 2007

A un moment, il faut trancher


   
C'est la phrase du jour. Elle peut s'appliquer partout et pour toute chose. Mais il y a un moment précis pour la citer. C'est encore plus savoureux entre gens de bonne volonté.
   
   
Ce matin sur la route, devant un long feu rouge, tout devant puisqu'en scooter, un panneau 4x3 déclarait en substance :
La Nature est toujours la plus forte.
   
D'accord.
   
   
Il s'agit d'une publicité pour Baygon et un de ses désherbants.
   
La Nature est toujours la plus forte, me rappelle l'affiche.
   
   
C'est comme pour le Requiem de Mozart.
Faites écouter cette musique à un ado et il vous dira - s'il vous répond quand vous posez une question :
   
- c'est la pub pour Mercedes.
   
   
La meilleure défense, c'est l'attaque.
   
   
C'est donc un fabricant de pesticides, de produits éliminant les insectes, vantant leur extermination rapide qui nous met en garde :
la Nature est toujours la plus forte.
   

Et s'ils le disent eux...
   
   
Mais au fait... si la nature est toujours la plus forte, à quoi bon vouloir contrecarrer ses plans ?
   
   
Il s'agit d'une bombe pour erradiquer les mauvaises herbes.
   
   
Le feu passe au vert et je crois comprendre le message : sans l'aide de Baygon, on aura beau lutter contre la chienlit, elle reviendra.
   
Mais d'où vient la chienlit ?
   
   
Et c'est quoi, la chienlit ?
   
   
   
La meilleure défense, c'est l'attaque.
   
   
Cette leçon concernant Mère Nature nous est infligée par un industriel de référence.
   
Qui met également en avant, sur son site, son engagement social.
   
   
   
   
Andiamo avanti cosi', s'exclamait Nanni Moretti dans un de ses films.
   
   
   
Tandis qu'il fait moche sur une grande partie de la France, un sirocco insolent a soufflé par bourrasque
ici toute la journée. Toujours devant aux feux et donc premier à fendre l'air agité, j'avoue que l'agréable chaleur est teintée par la crainte de me faire balayer. Puis ratatiner sur la Promenade des Anglais au sujet desquels je m'interroge : quelle est leur émotion en foulant la Gracieuse Courbe     ?
   
   
La meilleure défense, c'est l'attaque. Baygon a été crée en 1975 par le géant chimique et pharmaceutique Bayer AG. Il a été racheté par S. C. Johnson & Son, Inc.  Qui possède Raid, dans le même rayon.
   
   
La meilleure défense, c'est l'attaque et la
Nature est toujours la plus forte.
   
   
Il n'y a pas de quoi s'inquiéter pour les arroseurs arrosés.
   
   

Andiamo avanti cosi', facciamoci del male est l'exclamation complète telle que la prononce Nanni Moretti en regardant les dirigeants de la gauche italienne à la télé, incapables de faire face et de s'organiser pour contrer la Droite de Berlusconi.
   
   
Continuons comme cela, faisons-nous du mal
.
   
Mais l'erreur est humaine.
   
   
Il fait moche sur la France des juillettistes. Les pluies d'été provoquent une ruée sur le sud titre la Tribune de Genève dans sa rubrique Economie.
   
   
Ce vent chaud et ce soleil mauvais, qui brûle les peaux pourtant habitués...
   
Y-t-il un rapport avec Baygon ? ! ?
   
   
La meilleure défense, c'est l'attaque.
L
a Nature est toujours la plus forte.
   
Continuons comme cela, faisons-nous du mal
.
   
Le feu est aux portes d'Antibes, ce soir.
   
   
    Continuons d'arroser.
   
   
Logo de la nouvelle Fiat 500 [source : LaRepubblica.it]Fiat (Fix It Again Tony) diffuse en ce moment sur internet son show de lancement de la nouvelle Fiat 500, en direct de Turin. Ils sont 100.000 sur place. Le spectacle intitulé "Welcome 500" est grandiose comme une cérémonie d'ouverture des Jeux Oympiques.
   

   
Cinquante ans après sa mythique aînée, c'est un peu la voiture de la dernière chance pour le constructeur de la Péninsule. Les 3,40 mètres de ce nouveau modèle sont ces jours-ci révélés au monde dans l'écrin de la somptuosité italienne.

   
   
   
En Sicile, la sècheresse est telle que le goudron fond en journée : plus personne ne doit emprunter les rues entre 11 et 16 heures. Enfants et salariés, interdits.
   
   
   
Le show est magnifique à l'écran. Les années sont égrénées de 1957 à nos jours. Des Beatles ont joué à ses côtés. Une Maryline vient de lui chanter son happy birthday. Un demi-siècle des     hommes défile. La musique de ces 5 décennies, ses temps forts et toujours, au milieu de la scène, une Cinquecento qui trône. Elle a traversé Notre Epoque
(TM) !
   
   
L'image restera.
   
Elle sera reprise par le zapping. Certains, plus jeunes, la prendront pour argent comptant.
   
La nouvelle Fiat 500 est l'histoire.
   
Notre histoire est celle de la consommation.
   
   
Je n'arrive parfois plus à voir le monde sans ce qui se vend.
   
   
Ca me rend triste.
   
   
La Nature est toujours la plus forte.
 

 
 
Dans la rue, des employés municipaux passent devant chaque maison et apposent du gros scotch sur les conteneurs. Les poubelles ne doivent plus être ouvertes avant le ramassage. Même ça, ça se vend ?
 
     


- C'est quoi ton boulot ?
- Je condamne les poubelles pour qu'aucun chien ne souille la rue en les fouillant la nuit.
   

Continuons comme cela, faisons-nous du mal.
   
La meilleur