03 novembre 2006

Le libéralisme contre le capitalisme

Liberalismecontrecapitalisme_3 Depuis le jeudi 2 novembre 2006, Valérie Charolles a sorti un ouvrage intitulé Le libéralisme contre le capitalisme (Edition Fayard), dont le thème abordé a de quoi nous étonner tant nous confondons encore aujourd’hui les notions de « libéralisme » et de « capitalisme ». Sur le même thème Cédric d'Ajaccio a rédigé un article pour Alternative Libérale. Pour en savoir plus sur le livre de Valérie Charolle, en voici une brève description de l'éditeur :

« Et si nous nous trompions d'ennemi ? Et si le capitalisme et le libéralisme n'étaient pas du tout la même chose ? Et si le moyen le plus efficace pour sortir de la domination capitaliste était de se réapproprier le libéralisme ?

Nous sommes persuadés de vivre la victoire du libéralisme. Pourtant, le capitalisme qui nous gouverne est profondément antilibéral. Il suffit de comparer les grands principes dont se réclame l'économie et les règles financières que nous appliquons au quotidien pour voir apparaître des contradictions flagrantes : le travail est la principale source de richesse pour les théoriciens du libéralisme, mais la « masse salariale » n'a tout simplement pas de valeur dans les comptes de nos entreprises ; le marché fonctionne sur le mode de la concentration et de la contrainte alors que la concurrence devrait justement garantir l'absence de position dominante. Quant à l'État, qui est censé corriger les inégalités les plus criantes causées par le système, il ne fait souvent qu'en amplifier les effets.

Ce livre dénonce la confusion entretenue dans le débat public entre les termes de « libéralisme » et de « capitalisme » et montre en quoi ces deux systèmes s'opposent radicalement. Si nous ne voyons pas clairement cette différence, c'est que nous vivons l'économie sur le mode de l'idéologie, comme un ensemble de dogmes face auxquels nous serions impuissants. Or il est possible de définir autrement l'entreprise et la place que le travail y occupe ; les politiques publiques peuvent être orientées différemment et promouvoir de nouvelles règles ; la croissance du PIB n'est pas la seule échelle pertinente pour mesurer le succès en économie.

Un essai qui démonte avec brio nos idées reçues et qui ouvre des perspectives stimulantes. »


18 octobre 2006

Le CO2 et le méthane, même combat ?

Un ouvrage (parution le 19 octobre 2006) dont le titre est :  "Le Méthane et le destin de la Terre" sous-titre "Les hydrates de méthane, rêve ou cauchemar ?" pose quelques questions intéressantes, liées à l'effet de serre. Les auteurs* (qui sont loin d'être des ignares, on le constatera !) se penchent sur les rôles positifs ou négatifs que le méthane pourraient jouer en notre faveur... ou défaveur. Voici un petit aperçu en forme de survol du livre en question :

"Le méthane pourrait jouer un rôle majeur dans le destin de notre planète, pour le meilleur comme pour le pire…

    Deux problématiques considérables sont en effet apparues concernant le méthane : celle des ressources énergétiques et celle du réchauffement climatique.

    Au plan des ressources énergétiques, plus de 10 000 milliards de tonnes de méthane sont désormais identifiées autour de l’Arctique, dans le permafrost (terrains gelés en permanence), ainsi que dans les sédiments marins : une ressource fabuleuse, en ces temps d’épuisement des ressources fossiles connues.

    Au plan du réchauffement climatique, plusieurs scénarios catastrophe sont sérieusement étudiés : le méthane forme avec l’eau un composé cristallin appelé clathrate, composé qui ne reste stable que dans des conditions très limitées de température et de pression ; que celles-ci changent et le méthane pourrait se libérer, provoquant un insupportable effet de serre (le pouvoir effet de serre du méthane est 20 fois plus puissant que celui du CO2)."


Le Méthane et le destin de la Terre. Editions EDP Sciences.  168 pages. ISBN : 2-86883-829-4 

 



*Gérard Lambert est physicien, professeur et directeur de recherches au CNRS ; il a dirigé le programme "Planète Terre" au Palais de la découverte. Jérôme Chappellaz est directeur adjoint du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement (CNRS), Jean-Paul Foucher est chercheur au département des Géosciences marines (Ifremer), Gilles Ramstein est chercheur au laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (CEA-CNRS).

 

09 mai 2006

Galopu sauve la Terre

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extrait de "Galopu sauve la terre" (c)2005 
Mattt Konture & L'Association

Une BD de Mattt Konture éditée à l'Association où l'on apprend notamment comment faire du compost même en appartement, un réfrigérateur avec une couverture, des toilettes sèches, une clim avec des rideaux, un four solaire en carton, de la lessive avec des cendres, des Systèmes d'Echanges Locaux...

En cadeau et en exclusivité, deux petites histoires en 5 planches à lire sur "la liste à suivre"

05 mars 2006

La solution au problème de l'énergie

Ingénieur-conseil spécialisé dans les problématiques environnementales, Jean-Marc Jancovici s’est imposé comme expert sur la question du changement climatique. Avec Alain Grandjean, économiste, ils signent Le Plein s’il vous plaît !, un livre choc sur l’épineuse question des énergies fossiles : face à leur épuisement et leur impact sur le climat, quelle attitude adopter ?

Lire la suite "La solution au problème de l'énergie" »

03 novembre 2005

Démocratie adulte ?

La libération des la femme dans les pays musumans est un symbole fort. Au delà de ces pays, Il est peut être amblématique des mouvements de fonds qui agitent nos sociétés.

La jeune femme marocaine, en utilisant son téléphone portable, s’affranchit du pouvoir (central) de la censure. Le père ou (le frère) c’est celui qui décide, à sa place, ce qui est bien ou ne l’est pas pour elle. Les nouvelles technologies lui permettent aujourd’hui de discuter avec ses copains et ses copines, de prendre ses rendez-vous comme elle l’entend, sans contrôles.

...

A notre manière, comme citoyen, nous sommes comme ces jeunes femmes marocaines. Avec Internet nous pouvons nous informer, nous exprimer et échanger librement. Comme elles nous éprouvons cette sensation de liberté. Pour qui a pratiqué le blog, il y a comme une griserie. Entrer dans la blogosphère c’est un peu comme respirer à travers un masque a oxygène : cela a des effets euphorisants.

Source & suite : ici 

31 octobre 2005

Sarkozy face aux Cyber-Manifs

ManifJe parlais au chapitre précédent de l'émergeance des "foules numériques" (1) ? Quelle est leur importance ? ces foules d’un nouveau type peuvent t’elles  manifester, peut être même un jour se soulever ?

Le Google Bombing Nicolas Sarkozy - Iznogoud est peut-être la première cyber-manif à grande échelle des foules numériques.

Alors que les électeurs ont désertés les bureaux de votes et les Partis, Nicolas Sarkozy a décidé de recruter 50 000 nouveaux militants d’ici la fin de cette année. Si il atteint son objectif, l’UMP comptera 200 000 adhérents. Avec l’aide de ses conseillers en communication il a élaboré une stratégie de communication « innovante ».

Source & suite : ici

PS : pour ne pas encombrer ChampG avec des articles trop longs, j'ai préférer publier la suite sur un site dédié.

30 octobre 2005

L’apparition des foules numériques

Chomsky_1Suite de : TF1 : la forteresse Vide

Nous avons vu que les gens passaient de plus en plus de temps devant leur ordinateur au détriment de la télévision (1).

On reproche souvent à Internet d’être un espace virtuel, propice à toutes les manipulations. N’est ce pas déjà le cas avec la télévision ?

Dans ce monde merveilleux Georges Bush est un héro, Jacques Chirac un jeune homme toujours bronzé et conduire un 4x4 fait de vous un « Winner ». Dans ce monde là, les commerçants ont les mannettes. Il y a ceux qui ont un nom et il y à les autres, ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre.

Pour reprendre Patrick Le Lay parlant de son de son métier :
A la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit …

Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible …

On peut remplacer Coca-Cola par Renault ou Sarkozy, ça marche de la même manière.

D’ailleurs, les gens ne sont plus dupes. Pour reprendre un commentaire pris au hasard sur un blog :
Je ne regarde quasiment plus la télé aujourd'hui, parce qu’on nous ment à la télé et j'en ai marre d'être pris pour un con sur des dossiers bidons resservis jusqu’aux vomissements audiovisuels perpétuels. Je m'explique : Terrorisme, marchés truqués et affaires de fausses factures et Compagnie, affaire Enron et tout ce qui en découle, cités qui "brûlent" d'envie de réussir mais qu'on laisse pourrir...émission d'information (ou plutôt de désinformation ou contre information) Moi j'appelle ça du conditionnement d'Opinion !!!"

Il n’y a plus besoin de lire Noam Chomsky (2) pour comprendre que l’on nous manipule.

Quand la télévision est entrée dans la maison, les rues se sont petit à petit vidées. Elle a occupé plus de 3 heures de « notre temps de cerveaux disponible ».

Avec Internet, c’est toute une vie sociale qui se (re)développe :
- on se balade sur les « boulevards » numériques pour faire du shopping,
- on drague sur Meetic ou sur Chat.com,
- on va voir ses copains sur leurs (sky) blogs.
- on lit son journal en ligne dans des cyber-café.

Ce phénomène ne concerne pas que les plus jeunes :
- Ma tante, âgée de 68 ans échange des mails avec ses amis.
- Mon beau-père, jeune retraité, passe plusieurs heures par semaines dans des salles de jeux virtuels.
- Mon Papa âgé de 70 ans communique avec ses enfants et ses petits enfants grâce à Skype.

Ces personnes n’avaient pour la plupart jamais utilisé d’ordinateur dans leur vie professionnelle

On a souvent comparé l’apparition d’Internet à la découverte d’un nouveau contient. L’évènement de ce début de siècle est peut être l’émergence des foules numériques, les colons de cette nouvelle Amérique.

PS : j'ai bien envie de nommer ce petit essais : Les Foules numérique - le pouvoir ne se prend plus dans la rue, il se prend sur Internet.
Votre avis m'intéresse :)
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(1) La France comptait en Août 2005 plus de 23 millions d’Internautes : Individus de 11 ans et plus qui se sont connectés au cours du dernier mois, quel que soit le lieu de connexion - Source média
(2) Relire sa critique pertinente des média américain : la Fabrique de l’opinion publique

29 octobre 2005

TF1 : La forteresse vide

180pxpropagande2_2

Suite de "La télévision la dernière Bastille".

Lorsque le 14 juillet 1789, les révolutionnaires sont entrés dans la Bastille ils se sont aperçu que la prison qui leur inspirait tant de peur était vide : 82 invalides et 32 soldats suisses détachés du régiment de Salis-Samade étaient chargé de la défendre (1).

On disait naguère que pour gagner une guerre il fallait contrôler la télévision. Aujourd’hui est ce que cela a encore un sens ?

Et si TF1 était déjà une forteresse vide ?

En août 2005 la France comptait près 13,2 millions d’abonnements haut débit en augmentation de 49% sur un an (2). D’un autre coté, une enquête canadienne révèle que les jeunes Canadiens passent plus de temps sur l'Internet qu'à regarder la télévision (3).

Rapidement et de manière irréversible Internet prend le pas sur la télévision comme « fenêtre » sur le monde.  Tout cela ne signifie pas que la télévision va disparaître, cependant on comprend qu’Internet devient le lieu du pouvoir, celui ou se fabriquera l’opinion.

D’une autre coté la confiance envers la télévision ne cesse de diminuer. En 2005 : plus d'un Français sur deux déclare ne pas être « satisfait » des programmes télé. En augmentation de cinq points de plus que l'année dernière. Ceux qui disposent d'un accès Internet sont sensiblement plus critiques à l'égard de la télévision (58 % sont insatisfaits et 61 % estiment que le niveau se dégrade) (4).

Ne comptez pas sur la télévision ou les professionnels de la publicité pour en parler (il est étrange de constater qu’en France aucune émission sur une télévision nationale n’est consacrée à Internet) : il s’agit peut être de ne pas affoler les actionnaires.

Remarquons qu’en 2005, pour la première fois, le groupe TF1 vera son chiffre d’affaire publicitaire diminuer (5).

Il faut que j'en cause à Maurice, si la publicité va mal, il doit être au courant.
Source : ici

PS : si vous avez des données plus récentes ou pertinentes je suis preneur.
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(1) Source wikipedia
(2) source médiamétrie
(3) Ipsos Reid Canada
(4) Sondage télérama
(5) Source Yahoo

La télévision, la dernière Bastille ?

Je suis en cours de rédaction (en fait de remise en forme de matériaux accumulés dans mon blog), plutôt que de garder tout cela, je préfère m’en « libérer » au fur et à mesure pour attendre vos éventuelles remarques.

Si il y a aujourd’hui des révolutionnaires, ou se trouve l’ennemi, quelles sont les Bastilles à prendre ?

Le très bon livre intitulé « TF1 un pouvoir » (1) expliquait que les principales raisons qu’a eut Francis Bouygues d’acheter TF1 furent de posséder un puissant outil de Lobiing. En contrôlant TF1, il détenait LE pouvoir. Avant, le groupe industriel, vivant principalement des commandes publiques, devait donner des enveloppes, quémander au près des hommes politiques pour obtenir un marché. En achetant TF1, il en a fait des obligés. C’est eux qui font maintenant la queue pour passer au journal de 20 heures ou avoir une tribune sur LCI.

Serge Dassault, industriel lui aussi dépendant des dépenses publiques, a fait le même calcul en rachetant le Figaro.

Celui qui contrôle les médias est un « faiseur de roi ». On parle souvent au sujet de TF1 d’un petit Versailles. L’image est assez juste, la télévision est le lieu de rencontre de cette aristocratie politico médiatique. Tel homme politique se marie avec telle présentatrice de journal télévisé.

En Italie, Berlusconi, promoteur immobilier lui aussi a suivi un parcours identique. Lorsqu’il a eut des problèmes avec la justice, il s’est fait sacrer lui-même roi grâce à son contrôle de la télévision privée. On a bien compris à ce moment là qui était le véritable patron (de l’Italie).

Les USA sont un bon exemple du pouvoir de la télévision (2). Les dernières élections américaines mettent en évidence de manière évidente les dérives du système :

« 70% des américains s’informent en priorité grâce aux journaux télévisés, soit quatre fois plus qu’à travers la presse écrite. Et 50% s’en tiennent uniquement à leur bulletin régional » (3)
« Les électeurs en saurons beaucoup plus sur les candidats grâce aux publicités qu’à travers les reportages … c’est en grande partie sur ces spots qu’ils fondent leur opinion sur les candidats. » (4)

Quand la publicité (politique) devient le seul moyen d’informer, il est facile de manipuler les esprits, cela s’appelle de la propagande. C’est celui qui a les moyens d’acheter de la publicité politique qui a le plus de chances de gagner les élections. On en revient au débat des rapports de l’argent avec l’information. La gratuité d’accès pour le citoyen ou le candidat est nécessaire pour rétablir la démocratie.

Comme l’a mis en évidence la catastrophe à la nouvelle Orléans, les "pauvres" ne sont pas représentés politiquement aux USA ? C’est normal car ce ne sont pas eux qui financent les campagnes politiques.

Cependant les choses changent … rapidement...
______________________________
(1) Ecrit par Pierre Péan et Christophe Nike. Malheureusement épuisé.
(2) Mais on pourrait aussi parler de l’Angleterre ou les relations incestueuses entre Murdoch et Tony Blair sont de notoriété publique.
(3) source RTNDA – Radio Television News Director Association (4) source Télérama 27 octobre 2004

Révolution ?

Révolution est un mot puissant et évocateur, surtout pour des oreilles Françaises. Ce n’est qu’un mot, un étendard pratique qui me semble adapté à l’époque, tant les défis qui sont à relever sont immenses et demanderont une révolution dans les comportements.

"la jeunesse et les jeunes ont la passion nécessaire, la pureté nécessaire pour faire la révolution" (1).

Aujourd'hui les jeunes en plus de la passion, ont à la fois les raisons et les outils ... autant en prendre conscience et s’en servir (je dirais plutôt canaliser) cette force.

Sinon les jeunes risquent de se venger ...
_______________________
(1) Jean-Paul Sartre repris d’une Interview d’Hugo Chavez parue dans Marianne cette semaine

Qui ?

  • Qui publie les articles et pourquoi ? Ce sont les auteurs des blogs et sites internet liés (linkés) ensemble dans le cadre du réseau freemen qui expriment leur intérêt pour des articles qui font sens avec leurs (nos) convictions et qui décident, individuellement donc en toute liberté, de sélectionner les publications relayées ici. Pour "peser". Pour tourner les regards vers ces enjeux fondamentaux. Pour être acteur d'un changement souhaité et vraisemblablement vital. Parce qu'internet permet cette réapropriation de la parole par les citoyens. Rejoignez nous...

Mode d'emploi

  • Notre monde change. A vue d'oeil. Fin du capitalisme, post-mondialisation, "révolution énergétique", nécessité de mettre en oeuvre un "dévelopement" durable et responsable, anticipation de la décroissance, réduction des iniquités Nord-Sud, réflexion autour du réchauffement climatique, regard porté sur cette "guerre" en marche, ses conséquences sociales et sur cette vie politique en quête de créativité. ChampG c'est tous les jours un à plusieurs articles "piochés" sur le web. Pour changer le monde. Tout simplement.

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