22 mai 2008

Eric Woerth est content : "Il a supprimé 15 479 emplois au lieu de 15 000"

Déclaration d’Eric Woerth :

"Le remboursement des intérêts de la dette va représenter 1,5 à 2 milliards d’euros de plus. Idem pour les pensions des fonctionnaires. Bref, avant même d’avoir pris toute décision, nous avons déjà dépensé 3 et 4 milliards d’euros de plus", relève Eric Woerth. "

Or nous avons pris des engagements sur la Justice et sur l’Enseignement supérieur et nous comptons mettre en place le revenu de solidarité active", poursuit-il.

De nouvelles économies s’imposent donc. "De nouvelles mesures concernant la modernisation de l’Etat et éventuellement les dépenses d’intervention seront annoncées début juin lors du troisième conseil de modernisation des politiques publiques"

La dernière fois, le président Sarkozy a présenté 166 mesures pour économiser 7 milliards d’euros à l’Etat d’ici à 2011.

Et lorsque Le FIGARO demande à Eric Woeth : "Vous présenterez, jeudi, la loi de règlement du budget 2007. L’objectif des 15 000 suppressions d’emplois est-il atteint ?"

Le ministre assez content de lui, répond : "Nous l’avons tenu et même dépassé puisque nous sommes à 15 479 suppressions de postes exprimés en équivalent temps plein travaillé. C’est mieux qu’en 2006, année durant laquelle 9 500 postes avaient été supprimés"

Toutes nos félicitations !!!

Woerth_lagarde

Évidemment, c’est plus facile que de faire disparaître les niches fiscales puisque Madame Lagarde envisage d’en "plafonner" cinq.

Gain pour les finances publiques : quelques dizaines de millions, 100 tout au plus.

"Le bouclier fiscal, c’était : « Il est immoral que des personnes consacrent plus de la moitié de ce qu’ils gagnent à l’impôt ». Le plafonnement des niches fiscales, c’est le pendant du bouclier : il est immoral que 45.000 foyers dont le revenu imposable est supérieur à 39.000 euros paient zéro impôt.

Plafonnons : 1) Les investissements productifs dans les DOM-TOM. 10.000 personnes qui se partagent plus de 500 millions d’euros. Ce type d’investissement est sans limites. Vous payez zéro impôt si vous investissez suffisamment. 2) Les investissements locatifs dans les DOM-TOM. 3) Les lois Malraux : si vous acquérez des immeubles historiques pour les louer. 4) La location de meublés pour certaines activités (des entreprises de presse par exemple) exonérées d’impôt.

Ce sont très peu de rentrées fiscales à prévoir pour le gouvernement, des mesures plutôt symboliques ... de l’ordre de quelques centaines de millions d’euros - Bernard Maris, France Inter et marianne2

Quoi que ...

La Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) ne cache pas son amertume devant la volonté du gouvernement de rogner sur les niches fiscales. « Le secteur de l’immobilier serait donc le seul qui endette notre pays et qui soit susceptible, à coups de plafonnement et autres restrictions, de lui faire réaliser des économies ! » on va peut être se limiter à 4, 3, 2, 1 ...

Et dire que tout ça n’est en partie fait que pour éviter de passer pour des pitres pendant 6 mois de présidence de l’Union Européenne. ça fait cher la parade !!!

10 mars 2008

Représentativité syndicale (comment le MEDEF réenchante le monde)

Parisot C'est la crise la plus importante qu'une organisation patronale ait eu à connaître.

Campant sur ses positions vis à vis des syndicats de salariés, le Medef a, jusqu'à présent, refusé d'inclure dans les discussions sur la représentativité le financement patronal.
Cependant, la délégation patronale aurait récemment assuré aux syndicats que si des règles étaient définies pour ces derniers, "elles seraient aussi appliquées aux organisations patronales". Et l'UPA (artisans) a rappelé mardi avoir demandé "que les questions touchant à la représentativité et au mode de financement des organisations patronales soient abordées" dans la négociation.

Pour ceux qui n'auraient pas suivi le feuilleton : "Denis Gautier-Sauvagnac (ex président de l'UIMM) affirme que Laurence Parisot avait connaissance des retraits d'argent liquide de la métallurgie avant l'été 2007. L'intéressée porte plainte pour diffamation.

C'est à notre sens extrêmement grave. C'est Libération qui nous l'explique : "18,9 millions d’euros de retraits en liquide opérés par Denis Gautier-Sauvagnac entre 2000 et 2007 ?

Un document publié ce week-end sur le site Internet de l’Humanité apporte un éclairage intéressant. Il s’agit d’une note estampillée «strictement confidentiel» et datée du 18 février 1972. Elle s’intitule «argumentaire sur l’action d’entraide face aux conflits sociaux». Elle a servi de cadre pour créer l’Epim (caisse d’entraide professionnelle des industries de la métallurgie), la fameuse «caisse noire» de l’UIMM dont la valorisation est estimée aujourd’hui à 617 millions d’euros.

Les intérêts de ce capital judicieusement placé ont permis aux dirigeants de la fédération patronale de la métallurgie d’opérer des retraits à hauteur de 3 millions d’euros par an.  Le but de cette caisse antigrève était clair : indemniser les patrons pour qu’ils restent fermes face aux revendications syndicales en cas de conflit social. Pour tenter de convaincre ses adhérents de verser cette cotisation supplémentaire, l’UIMM faisait valoir que «même une entreprise qui a rarement une grève trouvera sa gestion compromise si une autre cède devant la grève en accordant 3 % de salaire en plus"

Parisot_dgs Les Echos de leur côté nous expliquent "Laurence Parisot et Denis Gautier-Sauvagnac, qui s'étaient évertués à afficher durant plus de deux ans une prétendue entente cordiale dans la conduite du Medef, se sont livrés à une bagarre d'une rare violence ce week-end, par médias interposés. A propos, toujours, des 19 millions d'euros retirés en liquide par l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), entre 2000 et 2007, et dont la justice cherche à établir les bénéficiaires ... / ... "

En fait, le bruit court  que l'UIMM aurait (entre autre) financé le groupuscule d'extrême droite GUD, connu pour ses méthodes musclées. Le GUD est aujourd'hui soupçonné d'avoir assuré le service d'ordre de Valéry Giscard d'Estaing pour la campagne présidentielle de 1974, sur des fonds fournis par l'UIMM.

Démocratie & Socialisme le mouvement de Gérard FILOCHE interprète les discussions sur la représentativité de la façon suivante : "Ainsi, on a vu apparaître l’idée d’une mise sous tutelle des finances des organisations syndicales. L’arrogance du patronat n’a ainsi aucune limite : pris la main dans le sac par la découverte d’une caisse noire au sein de la principale organisation patronale, l’UIMM, ses responsables, auxquels une quarantaine de députés de droite ont emboîté le pas en déposant une proposition de loin dans ce sens, ont immédiatement expliqué qu’il fallait " faire la clarté " sur les comptes des syndicats de salariés !

En gros : je vole, donc il faut contrôler mon voisin !  Derrière le rideau de fumée qui vise à masquer les pratiques crapuleuses des responsables patronaux, se trouve aussi l’idée d’une représentativité fondée sur le nombre d’adhérents des organisations. Cette façon de tourner le dos à une réalité syndicale bien française, la démocratie sociale représentative, fondée sur l’élection directe de représentants des salariés, est aussi une façon de légitimer le discours de la droite qui explique que les syndicats ne représentent " que " 8% des salariés, ce qui est le chiffre du nombre d’adhérents ... / ..."

On est en droit, lorsqu'on voit évoluer le climat entre MEDEF et UIMM (qui rappelons le ne sont pas deux syndicats concurrents puisque l'UIMM est la plus puissante fédération du MEDF) de se demander quelle légitimité possède le MEDEF pour négocier des réformes cruciales pour l'avenir des salariés.

Xavier BERTRAND ministre du travail on se limite à évoquer une future loi sur la certification des comptes des organisations patronales et syndicales aiderait à ne "plus jamais constater (le) type de dérives" de l'affaire de l'UIMM ce qui indique que le gouvernement ne prendra dans l'immédiat aucune position sur le sujet.

Exemplarité et transparence nous répète t-on systématiquement. Les français souhaiteraient que ce soit réellement le cas. Ils souhaiteraient aussi qu'une pose soit instituée dans les réformes du marché du travail pendant laquelle les représentants du MEDEF et sa branche feraient le ménage. Il en va de la crédibilité des organismes paritaires et des accords à venir.

Sources crédits et copyrights
Les Echos
Le Nouvel Obs
Vie Publique
Démocratie et Socialisme
Libération
France Politique

09 février 2008

Entre cliché et idéal


A diffuser largement
aux citoyens et citoyennes niçois-es !!!
 
Pour les élections municipales de Nice,

contre la droite ultra-libérale et autoritaire
et différente des sociaux-libéraux,
enfin une liste qui nous rassemble !

 


NI
ce Citoyenne Et Altermondialiste
 
100% à Gauche, 100% écologiste !

 

 
La liste NICEA, composée de citoyennes et citoyens, militant-es associatifs-ives, syndicaux-ales, et politiques, soutenue par la LCR et les Alternatifs, a le plaisir de vous présenter son site et son blog :

Site : http://www.nicea2008.org/

Blog : http://nicea2008.over-blog.com/

Courriel : nicea2008@free.fr

 
Nous y expliquons notre démarche, exposons les grandes lignes de notre programme, donnons des rendez-vous à la population niçoise, et réagissons à l'actualité, toujours dans le respect des valeurs qui nous animent :

 

Altermondialisme, Solidarité, Environnement, Antiracisme, Féminisme, Anticapitalisme,

et lutte contre toutes les formes de discrimination,
de régressions sociales et agressions écologiques !

Tract net flouté de Nicea

Vous êtes les bienvenus dans nos « supports virtuels d'actions concrètes » pour y faire vos commentaires, nous joindre, ou mieux participer !




28 novembre 2007

Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l’Assemblée nationale, le 27 novembre et le 4 décembre

Code_du_travailTexte de Gérard FILOCHE inspecteur du travail et fondateur de Démocratie & socialisme

En 2005, une commission de cinq « rédacteurs » avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l’avait empêché.

Au forcing, l’UMP a glissé dans la loi « sur le développement de l’actionnariat salarié », publiée le 30 décembre 2006, un « cavalier parlementaire », l’article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre.

Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu’ils allaient le passer avant la présidentielle. Tous les syndicats ont protesté : « Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée ! » Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l’ont imposé quand même, le 7 mars, en Conseil des ministres. On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l’opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble.

On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code s’applique, l’ancien ou le nouveau ?

La partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative n’entrerait, semble-t-il, mais c’est contesté, en vigueur qu’à ce moment-là.

Sur le fond, ils n’ont rien simplifié, ils ont complexifié : « Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets », a reconnu Christian Redé, l’un des cinq rédacteurs du « comité d’experts ».

Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1 890. Il y avait 1 891 articles de loi, il y en a 3 652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l’avenir… sans repasser par le Parlement. Ils font s’écrouler toutes les jurisprudences, abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code. Tout est modifié. Dans les questions d’hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec « les obligations des travailleurs » faisant partager les risques et responsabilités avec les salariés – ce qui est un recul décisif d’un siècle !

Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d’autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l’éducation, marins, dockers. Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l’égard du marchandage du prêt de main-d’œuvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc.

Les moyens de contrôle de l’inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d’information de l’employeur (registres, affichage). On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud’hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse. La question de la durée du travail est renvoyée à la partie « salaires ».

L’apprentissage a été chassé de la partie « contrat de travail » pour être renvoyé à la formation professionnelle. Le droit de grève a été introduit dans la partie « négociation collective » alors que c’est un droit constitutionnel non négociable. L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l’Organisation internationale du travail, a été renvoyée dans la partie « administration du travail ».

Tous les professionnels – syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats – signent des pétitions, des appels contre ce massacre. Des recours devant le Conseil d’Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l’Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission. Ce n’est pas un classique débat parlementaire, il s’agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant)

Le code du travail, c’est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est la base de l’Etat de droit dans l’entreprise. C’est le seul droit qui protège – trop fragilement – et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active.

C’est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l’impact des luttes sociales et politiques. Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l’histoire des mouvements sociaux de notre pays. C’est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit. Ce qui est effrayant, c’est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire.

Pas de une. Pas de débat. Pas d’explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c’est « trop compliqué » pour « intéresser les gens » alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu’ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.

Une demie heure en ligne pour défendre le code du travail
par Gérard Filoche à la radio
Elle est là : http://dsedh.free.fr/183_27_11_07_Filoche.mp3

Source : Démocratie & Socialisme

07 novembre 2007

Merci Madame LAGARDE ... pour votre humour !!!

COLUCHE dans un de ses sketchs disait : "Ecrivez-nous pour nous expliquer de quoi vous avez besoin et nous vous expliquerons comment vous en passer" ça nous a fait bien rire à l'époque. Mais COLUCHE aurait-il pensé en rédigeant son texte que quelques années plus tard le ministre des finances ferait une déclaration aussi proche de ce texte comique ?

Ainsi, Mme LAGARDE notre ministre n'a rien trouvé de mieux pour justifier le monceau de taxes appliqué aux carburants que de proposer les solutions suivantes :

Le prix de l’essence s’envole. Pas de problème roulez à vélo.
Le fuel domestique itou : habillez plus chaudement pour pouvoir ne plus chauffer qu'à 18°C votre habitat

Interrogée sur Europe1 ce matin, où elle était venue pour une interview, elle a précisé "qu'elle était venue en voiture car elle avait un programme chargé" Que les français se consolent puisque notre ministre ne se déplace qu'à vélo dans la capitale en temps normal. Au fait, si quelqu'un est en mesure de nous fournir une photo ?

En ce qui concerne les marins pêcheurs, taxis et autres ambulances, il est à craindre que ceux-ci doivent suivre des pistes identiques puisque le gouvernement refuse de voir baisser les gigantesque revenus issus des taxes sur les carburants.

Partant des principes édictés par notre minsitre, nous proposons quelques suggestions en images susceptibles de convenir à la situation

Taxis et ambulances
Vlotaxis_2








Marin pêcheurs
Barque

Quant à expliquer que : Le prix à la pompe d'un litre de carburant en France revient à plus de 60% à l'Etat sous forme de taxes, à 25% à ceux qui produisent le pétrole et à environ 15% aux raffineurs et aux distributeurs ... / ... (Source LCI)   Madame LAGARDE préfère rester pudique sur le sujet


Tout est possible ... Même de se foutre de la g....e des français !!!

Merci qui ?

12 juin 2007

Défaite des idées de gauche ?

Gauche COLUCHE disait « si la France avait été à gauche ça se saurait ». Ils étaient pourtant 47% à ne pas vouloir d’une victoire de Nicolas SARKOZY. 47% dont la plupart avaient choisit clairement des candidats aux idées de gauche au premier tour.

Résultat à l’arrivée :

39% d’abstention et l’UMP en passe de gagner autant de sièges qu’aux temps bénis du gaullisme. En clair, les partis de gauche se sont « mis minables » comme disent les plus jeunes.

A tout seigneur tout honneur : Le Parti socialiste.

Mais qu’est ce que c’est que ce parti qui a plus de porte paroles que la totalité des mouvements politiques français ? La droite n’avait, hier soir, même pas besoin d’en rajouter !!!

Il est impensable que le même soir, l’ex candidate à la présidentielle, le premier secrétaire et les concurrents à la primaire socialiste se ruent sur un micro pour donner des points de vue divergents.

Pendant combien de temps, le Parti Socialiste va -t-il essayer « d’acheter » les voix de François BAYROU alors que la majeure partie des 18% qu’il a obtenu à la présidentielle venaient de votes (socialistes) anti-ROYAL ?

Le Parti Socialiste a t-il vocation a faire du « mécénat » pour le MoDem, un mouvement dont les fondamentaux sont pour la plupart similaires à ceux des partis de droite ou du centre droit ? A moins que les thuriféraires du « New Labour » de Tony BLAIR (droite déguisée en gauche) n’essayent de transformer le Parti en une machine de centre gauche qui appliquerait un programme que le centre droit pourrait revendiquer.

« Ne pas donner tous les pouvoirs à un seul camp » n’est pas un argument électoral !!! N’utiliser que celui-ci revient à avoir honte des propositions qui ont fédéré 47% de l’électorat ? Ce n’est pas le programme qui est responsable de l’échec mais le peu d’appétence de nombreux dirigeants socialistes à le défendre. Alors, que penser d’un candidat pour 2012 désigné en 2008 ou d’une sociale démocratie "made in DSK" comme seuls repères pour les électeurs de gauche ?

N’est ce justement pas parce que la gauche ne s’est pas battue sur ses valeurs qu’elle subit un tel revers ? La rencontre avec François BAYROU entre les deux tours de la présidentielle était-elle indispensable ? Comment imaginer de trouver au pied levé un accord avec quelqu’un qui défendait (entre autres) bec et ongles le contrat de travail unique à droits progressifs que la candidate socialiste rejetait ?

L’extrême gauche

C’est bien d’être ancré dans une culture d’opposition systématique mais qu’avec vous fait, LCR, de vos 4% de voix à la présidentielle ? A placer la gauche parlementaire au niveau de la droite, vous donnez au peuple français un raz de marrée de … droite. Crédibilité ?

Les partis anti-libéraux

Quant au PCF qui oscille entre changer de nom et se structurer avec d’autres courants anti-libéraux qui n’osent pas y aller comment l’électeur peut-il s’y retrouver ? Qu’attendez-vous pour vous fédérer et oublier vos petites luttes de pouvoirs ?

Les VERTS

Suite et fin ? En aura t-il fallut du dogmatisme et des combats fratricides pour en arriver là. Si certains élus ont déjà quitté le navire pour rejoindre d’autres cieux politiques, le temps n’est-il pas venu pour le mouvement d’essaimer dans les autres partis de gauche et de fermer la parenthèse de l’écologie politique ?

Du Parti Socialiste à la gauche anti-libérale et passant par les écologistes, plus que la refondation, c’est une union des forces de gauche que de nombreux français attendent. Cessez d’attendre une femme ou un homme providentiels, la gauche doit travailler dans le même sens et afficher clairement ses valeurs. La lune de miel entre le Président et les français sera de courte durée, il va falloir être prêts au combat et surtout pour les échéances municipales, régionales et européennes.

Alors, quand à savoir qui est le plus représentatif, le plus anti-quelque chose, a les plus grand nombre de militants dans son courant, ce n’est pas cela qui produira l’étincelle du renouveau.

Cette étincelle, provoquez la ! Ils sont des millions à avoir envie de participer et d’agir dans le cadre d’un grand mouvement d’union des forces de gauche.

Maintenant, c’est vous qui voyez … mais sans attendre !!!

Crédit image

Le lien social

18 avril 2007

Internet contre la censure sarkozyste

Serge Portelli est vice-président au tribunal de Paris, président de la 12e Chambre correctionnelle. Il a été conseiller auprès du président de l’Assemblée nationale et doyen des juges d'instruction au tribunal de Créteil. Serge Portelli est également membre du syndicat de la magistrature, ce dernier étant marqué à gauche.

Son livre Ruptures, dresse un bilan critique de l'action de Sarkozy au ministère de l'Intérieur. Il devait être publié par Michalon... qui vient mystérieusement d'y renoncer au dernier moment, empêchant toute publication chez un autre éditeur avant les élections.

Cela ressemble curieusement à un cas de censure. Dans ces conditions, le net, qui n'est pas (encore) sous contrôle, se doit de se substituer aux circuits de diffusion traditionnels. C'est sa raison d'être, son honneur.

Vous trouverez donc, ci-dessous, le lien menant au livre de Serge Portelli :

Téléchargement Serge.Portelli.Ruptures.FRENCH.pdf

Le contenu du texte de Ruptures est de la seule responsabilité de son auteur.

Sa diffusion ici est de la mienne : j'invite tous les blogueurs ennemis de la censure politique à le diffuser largement, avant qu'il ne soit trop tard. La liberté ne se divise pas

Il n'est pas trop tard... Il n'est jamais trop tard.

12 mars 2007

l'autre croissance, les freemen et la présidentielle

Un an et demi après sa création, le réseau freemen peut aujourd’hui considérer que ses premiers objectifs sont atteints.

 

Avec la déclaration du président de la République hier, et les demandes du premier ministre la semaine dernière, c’est en effet aujourd’hui tout l’échiquier politique, hors FN et LO, qui reconnaît l’existence et l’importance des deux points qui sont la base de ce réseau de blogs :

 

1. le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique,

 

2. s’attaquer sérieusement à ce problème (et à d’autres… guerres, pauvreté, etc.) implique une remise en cause profonde de nos modèles économiques et particulièrement de la notion de « croissance »,

 

Tour à tour qualifié de think tank, de lobby, (voire de secte !), de « vraie puissance du net », de nouvelle franc-maçonnerie, d’avant-garde du 5eme pouvoir, le réseau freemen, qui n’est rien d’autre qu’un modeste réseau de blogueurs, s’était fixé il y a quelques mois comme premier objectif de faire entrer ces deux thèmes dans la campagne présidentielle.

 

Le premier thème a rapidement été pris en compte, notamment grâce aux interventions des forces écologistes, appuyées par Nicolas Hulot et Al Gore ; restait à le relier à la notion de croissance et à la définition de nouveaux indicateurs de progrès réel. Ce long travail s’achevait hier soir avec le ralliement du dernier bastion conservateur : la Présidence de la République française.

 

« C'est une révolution dans nos esprits tout autant qu'à l'échelle mondiale qu'il faut mener. Pour concevoir un nouveau mode de relation avec la nature et inventer une autre croissance. » Jacques Chirac. 11 mars 2007.

 

Cette déclaration est donc la dernière d’une longue série qui a vu tour à tour toutes les tendances politiques de ce pays reconnaître que la sacro-sainte croissance, qui concentrait il y a quelques mois encore toutes les attentions, n’était plus un objectif sensé pour une société moderne.

 

On trouvera ci-dessous les extraits les plus pertinents sur ce thème des discours et programmes des différentes tendances.

 

Nous sommes tout à fait conscient que le réseau freemen n’a pas fait cela tout seul et que chacun n’a fait ici que son devoir de citoyen du monde, selon ses propres moyens et convictions, que ce soit au travers de posts sur un blog ou de dîners avec des présidentiables ; nous tenons à remercier et à féliciter aujourd’hui tous ceux et toutes celles qui ont contribué à la diffusion et à la progression de ces idées.

 

Nous invitons chaque citoyen à se rendre compte que, au-delà  de la mise en place de nouveaux objectifs et indicateurs, cette « autre croissance » n’est tout simplement pas compatible avec le capitalisme sous sa forme actuelle.

La majeure partie de notre économie, de nos entreprises, est aujourd’hui soumise à la dictature d’une course sans fin au profit financier dont nous devons la libérer.

 

Quelque soit le résultat des prochaines élections, la nouvelle équipe gouvernementale n’en aura en aucun cas les moyens.

 

Ce n’est pas dans une quelconque idéologie ou doctrine politique, ni dans des mesures gouvernementales que se situent les portes des nouveaux mondes ; mais bien dans la mise en place et la diffusion d’alternatives concrètes qui existent déjà par centaines. C’est à leur construction que nous devons maintenant consacrer l’essentiel de notre énergie.

 

Le monde sera le résultat de nos expérimentations.

 

 

Colonels Fedhmann Kassad et Aureliano Buendia

Lieutenant Francesco Casabaldi.

 

 

---

 

Dominique de Villepin

 

Dominique de Villepin a demandé mardi à l'INSEE de mettre à la disposition des Français "deux ou trois indicateurs" nouveaux de croissance pour mettre en évidence le "progrès durable".

"Nous devons construire une croissance qui ait un sens plus large que la seule augmentation du PIB", a déclaré le Premier ministre à l'issue de la première conférence sur la croissance à Bercy.

Notant que les Français veulent une économie "dynamique" mais aussi "juste", "un environnement préservé, un système de santé de qualité, des services publics efficaces", il a appelé de ses voeux "de nouveaux outils de mesure plus en phase avec ces aspirations".

[…]

"La croissance, ce n'est pas seulement une question économique, c'est aussi un choix de société", a rappelé M. de Villepin, qui a réaffirmé son objectif d'une croissance de 3% à l'horizon 2012, contre 2% l'an dernier. AP

 

Corinne Lepage

 

"Leurs outils de mesure sont la croissance économique et le PIB. Ce qui ne rentre pas dans leur grille n’existe pas. Sept millions de Françaises et de Français vivent en dessous du seuil de pauvreté ? Une ligne statistique qui ne perturbe pas le chiffre du commerce extérieur. Le taux de suicide effarant chez les jeunes adultes, la consommation de neuroleptiques, d’antidépresseurs ? Du chiffre d’affaires pour les laboratoires qui les fabriquent, les pharmaciens qui les distribuent, encore du PIB. Une femme décède tous les quatre jours sous les coups de son partenaire ? Rien. Leurs outils sont systématiquement tournés vers la création de profils financiers. Et jusque-là tout allait bien, jusqu’à cette damnée croissance en berne. Cette croissance économique est un aveuglement idéologique."

 

François Bayrou

 

“Deuxième sujet, qui pour moi est central: celui des indices avec lesquels nous mesurons notre développement.

Le PIB donne la même valeur à une activité humaine qui détruit l’environnement et à une activité humaine qui le sauvegarde. Le travail de dépollution sur l'Erika est compté dans le PIB ! Cela ressemble à une entreprise qui ne proposerait pas de bilan, qui ne différencierait pas l’investissement et les frais généraux. Il faut que nous mesurions non pas l’activité, mais le développement humain . Il me semble nécessaire de définir internationalement un indice du développement humain.

Voilà les idées que je voulais aborder.

L’écologie devient la condition nécessaire de toute action politique. Le climat, est la grande menace du siècle. Partis comme nous sommes, si nous laissons faire le marché, la consommation, nous allons connaître la pire catastrophe humanitaire. Notre objectif, c’est de diviser par quatre notre consommation d’énergie fossile d’ici 2050. Et donc de la diminuer d’un quart d’ici 2020. Et nous n’y arriverons qu’en changeant, dans le bâtiment, dans les transports, dans les voitures, notre mode de vie. Et ce qui paraît une contrainte, est en fait la chance d’une vie différente.”

 

Et ailleurs, moins directement lié, mais « dans l’esprit » :

 

"Pour moi, ces questions, qu'on présente toujours comme des menaces, sont aussi une chance .

Il y a sans doute menace sur l'espèce humaine, mais pas sur notre niveau de développement. Pas si l'on considère que le développement, c'est le développement humain. Education, connaissance, capacité de vivre ensemble, capacité de vivre plus sobrement, de respecter la planète, capacité de voir dans les Indiens d'Amazonie nos frères humains embarqués dans la même barque, capacité de bâtir la gouvernance mondiale dont nous avons besoin, capacité de saisir les instances politiques de l'humanité des problèmes qui dépassent les États et les entreprises - ce que recèlent les questions dont nous débattons aujourd'hui, c'est un immense progrès pour l'humanité !

Il faut que nous ressentions et fassions partager aux Français cette idée : il faut répondre à l'urgence, et en même temps bâtir un projet de société pour la France, l'Europe, la planète.

Un nouveau modèle de développement est en germe, plus sobre . Tout comme un nouveau modèle de développement est en germe dans Internet, si on le regarde comme l'autonomie et la mobilisation des citoyens, par exemple dans les wikis.

Portons ce double message : responsabilité pour répondre à l'urgence, vision d'un nouveau mode de vie pour l'humanité ; et c'est alors que les citoyens, qui vont avoir à voter, nous entendront."

 

 

Alternative unitaire (point 2 du programme)

 

2 - UN NOUVEAU TYPE DE DEVELOPPEMENT

Protéger l’environnement

Les politiques libérales financiarisées et productivistes constituent un obstacle à la défense de l’environnement et à la sauvegarde de la planète.

C’est à la redéfinition du type de croissance, de production et de consommation qu’il faut s’atteler.

 

 

Parti socialiste

 

« Nous mettrons en place des indicateurs de croissance durable pour construire de nouvelles mesures de la richesse nationale qui prennent en compte le coût de la pollution et de la destruction des ressources non renouvelables »



source > A tous les hommes libres

20 février 2007

Nos rêves sont plus beaux que les programmes politiques

Citoyen_banniere Il a bien raison celui qui prétend qu’il n’y a rien de pire qu’une période électorale. En effet, entre deux élections qui du pouvoir à l’opposition se préoccupe de savoir comment nous vivons, nous adaptons ou même pour certains sombrons ?

J’appartiens à une génération qui refusait le concept de société de consommation et essayait d’interpeler politiques et citoyens sur les inégalités nord sud, les guerres et les ravages du « bien penser » bourgeois.

Je fais partie de ceux à qui aujourd'hui on assène systématiquement les « trente glorieuses » alors que je débutais dans la vie professionnelle l’année de la première crise pétrolière. D'ailleurs, qu’avaient-elles de glorieuses ces trente années ?

A part le fait que démissionner ne vous transformait pas en chômeur de longue durée, il est à noter que la très grande majorité des salariés n’ont pas fait fortune durant ces années là.

Je fais partie de ceux à qui on reproche aujourd’hui

  • Que la qualité des soins ait permis d’allonger la durée de la vie et déséquilibre les régimes de retraite et de sécurité sociale.
  • De ne pas avoir pour objectif de travailler dur pendant toute ma vie pour accumuler un patrimoine que je léguerai à mes enfants (sans droit de succession bien entendu)
  • D’avoir accumulé une dette record et de ne pas savoir comment je vais rembourser les 18 000 € que je dois ?
  • De ne pas préférer faire une heure et demi à trois heures de transports en commun au prétexte que je ne met que trente cinq minutes avec mon deux roues
  • De ne pas récupérer mes ordures ménagères afin d’en faire du compost pour mettre dans mes bacs à fleurs
  • De refuser que la température de mon domicile soit de 16°C pour compenser les économies d’énergie que ne font pas les autres pays du monde industrialisé
  • De ne pas détenir d’actions des entreprises françaises parce que, si elles ont établi leur siège hors de France, je pourrais être patriote, enfin quoi !!!
  • D’avoir plus de 50 ans et de pas avoir créé une entreprise de haute technologie et de me contenter de rester un égoïste de salarié
  • De ne pas comprendre que boire de l’alcool, fumer, manger trop gras, trop sucré, se déplacer dans un véhicule non pourvu de 200 airbags, faire une activité physique mal adapté ou trop dangereuse nuisent

La liste pourrait s’allonger avec le nombre de spécialistes en culpabilisation dont chaque gouvernement se leste. Il n’en reste pas moins que ce sont ces spécialistes qui définissent de plus en plus les contours des programmes politiques qui nous sont soumis une fois de plus pour la présidentielle de 2007.

Une question reste néanmoins sans réponse : Quel souffle et quel destin sont présents dans ces propos ou reproches ? A priori aucun.

La médecine et la recherche sont de plus en plus tributaires des associations et du bon vouloir des donateurs.

Est-il normal que la vie de millions de gens atteint du VIH, d’un cancer ou d’une maladie génétique soient à la merci de la générosité du public ?

Vaincre la mort n’est-il plus un combat majeur ?

Les jeunes générations devront composer avec la précarité et le chômage

Comment peux t-on prétendre à gérer un pays et ses habitants et se contenter d’un tel fatalisme ?

Dans la mesure où il est impossible de rémunérer un salarié d’Europe de l’Ouest au prix de celui d’un de l’Est et à fortiori au prix d’un salarié d’Asie mais que le cours de la vie ne risque pas de diminuer, avez vous mesdames et messieurs nos dirigeants une ébauche de solution sérieuse ?

Votre seule réponse se résumerait-il à payer des publicitaires pour faire de la psychologie et de la pédagogie de bazar se résumant à « Il faut s’adapter » à quoi et comment ?

Est-il bien utile de passer de nombreuses années à l’école alors qu’une formation professionnelle dès le plus jeune âge suffirait ?

L’école doit-elle être un creuset de formation du citoyen ou un lieu d’apprentissage minimal destiné à orienter en fonction des pénuries professionnelles ? Bien posé comme un théorème par certains politiques, il est étonnant de constater qu’on ne réfléchit plus en terme de destins humains mais en termes de besoins mécaniques.

Que souhaitons nous dans notre très grande majorité ?

Tout d’abord, savoir si le champs d’action des politiques doit être totalement déconnecté de celui de l’économie. Dans le cas ou la réponse s’orienterait vers les seuls pouvoirs régaliens, on serait tenté de dire qu’ils seront interchangeables et que le premier parti de France serait celui des abstentionnistes.

Même si beaucoup de français ne partagent pas les idées de Nicolas HULOT, ils lui ont apporté crédit parce qu’il était le seul à porter une passion et un destin. Bizarrement, ils risquent d’être moins de 4 % à voter écologistes pour cette prochaine élection.

Savoir en quoi il est nécessaire de maintenir des forces armées ruineuses alors que la France est de moins en moins prise au sérieux dans le règlement des conflits mondiaux. Mais pourquoi dans le même temps elle diminue de plus en plus ses crédits aux instituts culturels français dans le monde ?

Que cessent les propos, campagnes de dénigrement et autodafés menées par quelques économistes et pseudo philosophes consistant à expliquer aux français qu’ils sont pitoyables, veules et promis à la disparition.

Désolé, mais les français sont fiers de leur pays, de leur héritage et prouvent chaque jour leur capacité à se battre et à continuer d’exister. N’en déplaise à ces oiseaux de mauvaise augure, les français sont attachés à leurs services publics et ne posent pas la question de différence de traitement préconisée par les tenants du tout libéral.

Ne pas se poser la question de savoir si on pourra être licencié pour un oui ou un non.

Plusieurs candidats à droite souhaitent mettre en place un contrat de travail unique à droits progressif qui se substituerait à tous les types de contrats actuels. Cette mesure réclamée de longue date par les syndicats et confédérations d’employeurs mettrait tous les salariés en position de précarité sans pour cela régler le problème du chômage. Tout au plus, partagerait-on plus facilement les emplois par un principe de rotation aléatoire.

Dans le même temps, le projet BORLOO et LARCHER de participation aux bénéfices des salariés des entreprises de moins de 50 personnes fait un tollé chez les employeurs.

Alors, allons-nous revenir à la lutte des classes dans les entreprises ?

Même si comme le claironnent politiques et économistes les idéologies sont mortes, il est facile de constater que les uns et les autres sont en panne chronique d’idées de destin pour les peuples

07 février 2007

Discosarko ?

Disco_sarko C’est un ami internaute qui m’a envoyé le lien vers un site ou on pouvait semble t-il « faire danser SARKOZY » dans une discothèque.

Des mails comme ceux là, j’en reçois des dizaines sans jamais suivre les liens et pourtant cette fois-ci, j’ai cliqué en me disant une fois de plus qu’il devait s’agir d’une blague des anti-Sarko.

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’il s’agit d’un site créé … par l’équipe du candidat : Les Sarkonautes.

Que peux t-on faire sur ce site ?

D’abord animer le candidat sur des rythmes endiablés sur un « dance floor » Au passage, on peut s’inscrire à la newsletter dont le nom est : « Be sarko aware »

On peut choisir le mouvement de danse et le dance floor. Outre le ridicule de Nicolas SARKOZY dans une posture Charleston ou « Moon Walk » façon Mikael JACKSON, on peut aussi choisir des gifs animés pour installer sur son site.

A noter le délicat « Ségolène ROYAL : "désir de vent" qui pointe sur un site que je vous laisse découvrir.

Questions :

Est ce vraiment à cela que dois servir l’argent que le contribuable verse aux partis politiques ?

Nicolas SARKOZY est-il au courant de ce genre de facéties et les valide t-elles ?

En attendant, je vous laisse méditer la pensée des Sarkonautes inscrite sur leur site :

« Notre génération doit affronter le chômage et les dettes léguées par 30 ans d’immobilisme. Un changement profond est nécessaire dans la manière de faire de la politique et de gouverner. Il faut un Président qui a le courage de dire les choses et l’énergie pour mener les réformes »

A savourer également les conseils de l’équipe des supporters de SARKOZY

Comment faire pour convaincre à l'occasion de forums ou de chats ?

· Vous présenter comme quelqu'un intéressé par la politique qui souhaite pouvoir en parler.
· Etre dans le mode interrogatif plus que dans l'affirmation : ne pas dénigrer systématiquement les propositions de la candidate socialiste mais s'interroger sur sa capacité éventuelle à pouvoir représenter la France.
· Avancer les propositions de Nicolas SARKOZY

La France du XXI eme siècle est en marche !!!!

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